Youssoufi Touré : «La raison l'a emporté !» 0
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Publié le jeudi 19 novembre 2009 par : Tribune

Catégories : société

 A quoi pensez-vous au lendemain de votre élection à la présidence de l’université d’Orléans ?   Je suis soulagé, mais pas pour moi, pour l’université ! Je savais que la raison l’emporterait, je l’ai dit depuis le déb... A quoi pensez-vous au lendemain de votre élection à la présidence de l’université d’Orléans ? Je suis soulagé, mais pas pour moi, pour l’université ! Je savais que la raison l’emporterait, je l’ai dit depuis le début, sinon ça aurait été l’université la perdante. Votre élection a été très serrée, ne craignez vous pas que ça vous fragilise pour la suite ? Non, absolument pas. L’élection n’a pas été très serrée, c’est la procédure d’élection qui a été difficile. Les deux premiers tours ont donné de la maturité aux deux candidats. Ce n’est pas de la langue de bois de le dire, nous avons véritablement reformulé nos objectifs et nous sommes aperçus qu’on partage dans l’ensemble les mêmes idées. Le travail, les deux échecs, ont été bénéfiques pour l’avenir de l’université. Que vous êtes-vous dit avec Pierre Allorant pour débloquer la situation ? Nous nous sommes entendus sur le diagnostic partagé et le fait que le contrat d’établissement se termine fin 2011. Pour faire face à la compétition des universités, il faut toutes les énergies, conserver l’expérience existante mais renouveler les équipes pour aboutir à une représentativité améliorée. La présidence est aujourd’hui consolidée. Quel est votre projet pour l’université d’Orléans ? Il faut mettre le paquet sur l’attractivité, la visibilité des formations, la vie sur les campus. Cela passe déjà par une offre plus grande pour les étudiants et la possibilité, notamment, d’aller en ville… Cela passe aussi par le développement des interactivités avec les villes et les collectivités. Il faut aussi que nous continuions à renforcer la notoriété scientifique et le transfert des compétences au sein des pôles économiques. Comment et quand allez-vous gérer le passage de l'université à l'autonomie ? Nous avons déjà candidaté et nous disposons déjà d’une équipe qui travaille pour le passage aux Responsabilités et Compétences Elargies (RCE) et sur le Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES). La première chose que je vais faire maintenant c’est demander à l’équipe qu’elle s’approprie l’audit réalisé par le ministère dans la perspective d’une mise en place des RCE au 1er janvier 2011. Il faut démystifier un certain nombre de choses et expliquer à tout le monde l’intérêt de ce changement. Idem pour la création d’une fondation, nous allons étudier sa faisabilité et l’expliquer à tout l’établissement. C’est un peu comme un enfant qui devient majeur, on ne va quand même pas regretter cette liberté nouvelle qui s’offre à nous ! La loi LRU a eu pour conséquence de bloquer pendant plusieurs mois l'université d'Orléans en 2009. Que comptez-vous faire pour redorer le blason ? Hormis la loi LRU, je pense que ce sont surtout les décrets sur la masterisation et le statut des enseignants chercheurs qui ont provoqué les blocages. Dans l’équipe, deux ou trois personnes s’occuperont de faire une veille sur ces problèmes. Pendant la campagne, Pierre Allorant a milité pour la création d’une UFR Santé et la création d’une formation en sciences politiques, avez-vous trouvé un terrain d’entente ? Nous n’allons pas tirer une croix sur la proposition de fac de santé. Nous la mettrons en place avec l’université de Tours. Nous gardons l’idée mais en consultation immédiate avec Tours et si on nous dit que c’est une mauvaise idée, nous ne la ferons pas. Quant à favoriser une filière en sciences politiques, nous le ferons aussi en consultation avec les UFR Droit et Lettres. L’échec nous a permis d’être plus positifs, nous allons continuer comme ça, en développant les synergies avec Tours. Pourquoi avoir fait le choix de mettre de côté votre spécialité pour vous lancer dans la politique, la gestion et l'administration ? J’ai souhaité m’occuper de la diffusion du savoir scientifique. Depuis 2002, en tant que vice-président, je me suis chargé de l’implication de l’université et de l’écriture de tous les pôles de compétitivité. La

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