Vins de Loire : objectif, relancer les exportations 0
Publié le jeudi 04 février 2010 par : Tribune
Catégories : économie
Moins 29 % d’exportations sur l’année
2009. L’année dernière, les ventes de
Vins de Loire ont chuté, à l’étranger. Le
bourgueil, le saint-nicolas et le saumur sont les
principaux vins impactés. Dans ce contexte morose;
viticulteurs, sommeliers, cavistes avaient
rendez-vous en ce début de semaine à Angers
à l’occasion de la 24e édition du salon des vins
de Loire. Un salon qui a mis, cette année encore,
l’accent sur les conventions d’affaires : des
rendez-vous individualisés entre metteurs en
marché et acheteurs internationaux.
Preuve qu’il
faut mettre tous les atouts de son côté pour séduire
de nouveaux marchés et fidéliser la clientèle
car les chiffres des vins de Loire à l’export
sont loin d’être exceptionnels. Principales raisons
: un marché mondial rendu difficile par la
crise économique, des rendements moins bons
donc des stocks en baisse. « 2008 est notre plus
mauvaise année en terme de rendements à
l’hectare sur notre secteur depuis 1991. Les résultats
sont orientés à la baisse : - 50 % sur le
muscadet, - 20 % pour le saumur, le touraine ou
le chinon. Conséquence, nous perdons des
marchés à l’export notamment dans la grande
distribution en zone Europe », explique Fanny
Gillet, responsable de l’Observatoire économique
d’Interloire. De son côté, René-Louis
David, secrétaire général d’Interloire en charge
de l’export ajoute : « Nous devons en plus faire
face à la concurrence des productions en dehors
de la zone euro comme le Chili, la Nouvelle
Zélande ou encore l’Afrique du Sud. » La situation
n’est tout de même pas catastrophique car
les vins de Loire ont une belle notoriété, mais il
faut faire preuve d’imagination et démontrer
sans cesse le savoir-faire.
Pour certaines appellations, il reste moins d’un
an de stock de commercialisation, mais de nombreuses
mesures sont annoncées dès le printemps.
Royaume-Uni, Belgique et Pays-Bas
sont le trio de tête des pays en terme de volumes
de vins du Val de Loire écoulés. Le
Royaume-Uni, à lui seul représente 75 000 hectolitres
soit près d’un million de bouteilles, et ces
derniers mois, il est l’objet de toutes les attentions
car « ce marché est en net recul donc des
opérations promotion ciblées sont prévues. En
mai prochain, nous emmenons le sauvignon et
certains rouges de Loire comme le chinon, bourgueil
et saint-nicolas à la foire de Londres afin
de renouer avec les restaurateurs et les sommeliers
présents outre-Manche » annonce
René-Louis David.
Objectif affiché : relancer les marchés, soigner la
clientèle des pays voisins, mais aussi gagner la
confiance de pays émergents, nouveaux
consommateurs de vins français comme la
Chine, la Russie ou le Japon. Ces derniers multiplient
la prospection en France lors de foires
expositions comme à Angers. Au fil des ans, ils
étoffent leurs relations pour servir une clientèle
devenue exigeante et de plus en plus connaisseuse.
Le vin made in Touraine pourrait donc à
moyen terme conquérir de nouveaux horizons
et consolider sa présence sur les tables étrangères
notamment asiatiques mais il doit dans
l’immédiat faire face à un taux de change défavorable
avec la Grande-Bretagne et les Etats-
Unis et regarder vers le ciel pour qu’avril ne soit
pas synonyme d’un nouveau gel dont les conséquences
seraient désastreuses.
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