Villes fleuries : le Loiret meilleur élève de la région 0
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Publié le jeudi 30 juin 2011 par : Tribune

Catégories : environnement

Avec 50 villes ou villages possédant au moins une fleur, le Loiret est le mieux doté de la région. Mieux encore, il fait partie des seuls 17 départements de France à posséder un label départemental, pour un concours qui devient de plus en plus exigeant.

Le concours villes et villages fleuris a récompensé 11 500 communes françaises en 2010. Parmi elles, 50 communes du Loiret. Cinq villes du département ont même dé...

Le concours villes et villages fleuris a récompensé 11 500 communes françaises en 2010. Parmi elles, 50 communes du Loiret. Cinq villes du département ont même décroché la récompense maximale, soit quatre fleurs : Fleury-les-Aubrais, Olivet, Saint-Cyr-en-Val, Briare et Quiers-sur-Bezonde. Pour 211 sur toute la France. Le Loiret fait également partie des seuls départements français à posséder le label «villes et villages fleuris» au niveau départemental.

Le concours, qui existe depuis 50 ans, est en pleine évolution : après une période de promotion du label, les choix sont dorénavant de plus en plus qualitatifs, intégrant de nouveaux critères sélectifs comme le développement durable. «Pour déterminer une ville ou un village fleuri, le principal élément de jugement reste le cadre végétal, c’est-à-dire la valorisation paysagère. Mais l’environnement, avec la gestion de l’eau ou des produits phytosanitaire prend une importance croissante dans les délibérations», confirme Mathieu Battais, animateur du réseau des villes et villages fleuris. Et si depuis quelques années, le nombre de communes possédant au moins une fleur est en stagnation, l’engouement reste bel et bien réel. «Le label a plusieurs types d’atouts. Le premier d’entre eux est l’image, puisqu’il atteste d’une certaine qualité du cadre de vie et de traitement de l’espace public».

«Nous voulons une ville la plus agréable possible pour nos habitants. Le label quatre fleurs n’est pas une fin en soi, mais une reconnaissance», confirme Bernard Chevallier, responsable du service cadre de vie à la mairie de Fleury. Car le label est la récompense d’une politique engagée sur le fleurissement et le développement durable. Ainsi, en plus de beaux massifs fleuris, les communes voulant accéder aux quatre fleurs doivent veiller à avoir une propreté urbaine irréprochable, sans tag ni défection canine, des voiries épurées, avec des pistes cyclables denses et des réseaux enfouis, ou encore respectueuse de l’environnement avec une gestion maîtrisée de l’eau et des produits phytosanitaires. 

Par conséquent, les communes mènent souvent des actions novatrices pour lutter contre l’épandage de pesticides. «Afin d’éviter cela, nous demandons à nos administrés de désherber leur trottoir eux-mêmes. 
Pour ce faire, nous leur offrons une binette. Nous faisons aussi appel à des entreprises d’insertion pour du désherbage manuel», explique Bernard Chevallier.

Le label des villes et villages fleuris favorise également l’attractivité résidentielle et touristique des communes concernées. Par exemple, Olivet profite de son implantation remarquable, en bords du Loiret et à côté du tram, pour attirer une population privilégiée grâce à son cadre de vie. Saint-Cyr-en-Val, village de l’AgglO situé à l’orée de la Sologne, mise sur son cadre boisé et ses deux parcs avec château pour attirer la population. «Quiers-sur-Bazoche a plus une approche rurale et Briare est un village vert, axé vers l’eau, qui est plutôt touristique», poursuit Mathieu Battais. «Depuis 1987, Fleury est une ville quatre fleurs. Nous essayons de répondre aux critères avec une diversité végétale, en sensibilisant les habitants à la charte écologique responsable et en étant une ville respectueuse de l’environnement», précise Bernard Chevallier.

Orléans, qui ne possède aucune fleur, a fait un choix différent : celui de la sobriété en termes d’aménagements végétal, tout en menant une politique novatrice de promotion et de sauvegarde de l’arbre en milieu urbain. «La charte de l’arbre», adoptée récemment, était d’ailleurs une première en France.

Jérémy Parard


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