Vers une fusion de l’US Orléans et de Saint-Pryvé? 0
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Publié le jeudi 16 juin 2011 par : Tribune

Catégories : football Sports

Relancée par le président du Conseil Général du Loiret, la fusion des deux plus gros clubs de football du département est de nouveau d’actualité. Si ce projet venait à se réaliser, il ne devrait pas se faire avant quelques saisons.

C’est Éric Doligé lui-même qui a relancé la vieille idée de la fusion. Objectif : centraliser les forces de chacun des deux clubs au sein d’une même struct...

C’est Éric Doligé lui-même qui a relancé la vieille idée de la fusion. Objectif : centraliser les forces de chacun des deux clubs au sein d’une même structure, pour faciliter l’accès d’un club de foot orléanais à la L2, une ambition légitime pour une ville de la taille d’Orléans. Autre souci, de nature économique : une fusion permettrait de ne pas disperser l’argent public. Le Conseil Généralverse en effet pour l’heure  230 000€ de subventions à l’US Orléans et 120 000€ à Saint-Pryvé/Saint-Hilaire. Mais pour l’heure, rien n’est encore fait : sujet sensible chez les deux clubs.

«Nous en avions déjà parlé, il y a deux ans maintenant. Mais cela n’avait pas abouti car c’est compliqué. Et ça l’est toujours», prévient Philippe Boutron, le co-président de l’US Orléans.

Le sujet est délicat, et aucun des deux clubs ne veut perturber les susceptibilités de son voisin. Si fusion il y avait, il est clair que les modalités devront en être parfaitement définies, comme le remarque Laurent Piquemal, président de Saint-Pryvé/Saint-Hilaire : «Je suis favorable à ce que nous nous mettions autour d’une table pour voir ce qu’il est possible de faire. Mais, il peut y avoir un choc des cultures et, en tant que président, je ne veux pas être le responsable d’une fusion ratée». Car si les clubs semblent complémentaires, chacun a ses spécificités. Orléans est le club d’une grande ville, avec un passé, qui a le projet ambitieux d’atteindre la L2. Et Saint-Pryvé est un petit club, bien structuré, plutôt porté sur la formation des jeunes, puisque possédant une classe de foot, allant de la 6e à la 3e, au collègeCharles Rivière.

«Ce serait un mariage, pas une absorption. Surtout, il ne faut laisser personne sur le bord de la route», affirme le président de l’USO. Même son de cloche pour le président de Saint-Pryvé : «il y a des interrogations, car nous ne sommes pas allés assez loin pour discuter des choses dans le détail. Saint-Pryvé serait amené à disparaître, cependant il ne faut que ce soit une OPA. Et, même si je n’ai pas senti de tollé général au niveau des licenciés, ceux-ci devront d’abord accepter la fusion pour la rendre viable». Une seule chose est sûre : si la fusion devait avoir lieu, elle ne devrait pas être effective avant la saison 2012-2013. 

Jérémy Parard


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