Vélo+ remonte difficilement la pente 0
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Publié le mercredi 07 avril 2010 par : Tribune

Catégories : société

 Le système orléanais de location de vélo en libre-service se refait une santé. Le nombre d’abonnés remonte, mais tous les objectifs ne sont pas encore remplis. Explications.       Avec 1 700 abonnés et 10 000 voyages par mois en moyenne, Vé... Le système orléanais de location de vélo en libre-service se refait une santé. Le nombre d’abonnés remonte, mais tous les objectifs ne sont pas encore remplis. Explications. Avec 1 700 abonnés et 10 000 voyages par mois en moyenne, Vélo+ va mieux mais ne tourne pas encore tout-à-fait rond ! Depuis son lancement en juin 2007, le système de location de vélo en libre-service (VLS) à Orléans connaît un succès mitigé. La faute, selon l’AgglO, à un mauvais départ : «A l’époque, JC Decaux et Clear Channel n’ont pas candidaté, nous avons déconnecté le système des publicités de mobilier urbain. Effia, l’opérateur du réseau, a essuyé les plâtres à Orléans et ça a un peu plombé le service», se souvient Charles-Eric Lemaignen, président de l’AgglO. Après une campagne de communication en mars 2008, le nombre d’abonnés a oscillé entre 1500 et 2000 avant de s’effondrer, en avril 2009, à 1075. «Problèmes informatiques à répétition, stations bloquées et vélos merdiques, les usagers ont été écoeurés !», peste un usager. Des vols sont également venus gripper Vélo+ fin 2008 : 70 ont été dénombrés en avril 2009. Ce n’est plus le cas puisque seuls 3 vols ont été enregistrés en mars 2010. «Les accroches ont été modifiées depuis janvier et désormais Effia porte plainte.» La société Effia, filiale de la SNCF, a été reprise par Kéolis l’an dernier et un système de VLS similaire a été implanté à Rennes en 2009 puis à Bordeaux en février 2010… avec un succès immédiat. L’AgglO a alors tapé du poing sur la table pour réclamer une meilleure qualité de service. Aujourd’hui, les pannes ont diminué, le système fonctionne et l’AgglO lance une nouvelle campagne d’information. Dans tous les cas, «Effia paiera des pénalités, le montant est en train d’être finalisé», prévient Charles-Eric Lemaignen. Il est question de «plusieurs centaines de milliers d’euros», sachant que l’AgglO verse 800 000€ par an pour que le service fonctionne… Reste plusieurs points noirs. «Le format de départ du service me semble un peu sous-dimensionné, j’ai l’impression que le maillage des stations est trop proche des distances de la marche», témoigne Véronique Michaud, secrétaire générale du club des villes cyclables. Diane Bouchenot, chargé d’études au sein du même club et Orléanaise, confirme : «le système n’a pas fonctionné très bien jusqu’à maintenant, mais il n’est pas cher (1€ la journée, 15€ l’année ou 5€ pour les abonnés Semtao) et s’il donne envie de faire du vélo, c’est déjà ça.» L’AgglO parle 25% de pratique du vélo en plus en 2009 quant au maillage, Charles-Eric Lemaignen nuance : «dans un système à courte durée, il faut que les stations se situent à 500m maxi les unes des autres, sinon il faut parcourir beaucoup trop de distance en cas de places indisponibles. Et les stations sont forcément en milieu urbain dense, dans des quartiers multifonctionnels.» Corinne Leveleux-Teixeira, conseillère municipale et régionale PS, estime qu’il faut étendre le système à La Source et aux quartiers. «Il faudrait aussi aménager des rues avec des pistes cyclables sécurisées !», préconise Jean-Philippe Grand, élu Verts à la Ville et à la Région. La traversée de la Loire reste notamment problématique. Charles-Eric Lemaignen indique qu’en 2011, dans le cadre des nouveaux contrats de transport, il faudra se concentrer sur la location de vélo. Et sur le prêt à longue durée ? «Nous y réfléchissons. Nous allons travailler sur les plans de déplacement entreprises. Mais avant, nous voulons tester le système.» L’arrivée de la deuxième ligne de tram devrait favoriser la pratique du vélo. Avec pour objectif d’atteindre «entre 2500 et 3000 abonnés». Ce qui ne permettrait pas au système d’être rentable, «les collectivités ne gagnent jamais d’argent avec les VLS», rappelle Diane Bouchenot, mais de tendre vers l’équilibre.

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