Un voyage au bout de l'enfer 0
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Publié le mercredi 11 février 2009 par : Tribune

Catégories : théâtre

Sur la scène du théâtre du Plessis, les tranchées posent le décor : la dernière réalisation de la compagnie Cano Lopez a pour but d’entraîner les spectateurs dans l’enfer de la guerre 14-18. Un pari réussi et au fina...

Sur la scène du théâtre du Plessis, les tranchées posent le décor : la dernière réalisation de la compagnie Cano Lopez a pour but d’entraîner les spectateurs dans l’enfer de la guerre 14-18. Un pari réussi et au final une pièce musicale pleine d’émotion. Cabaret du bout de la nuit, c’est une idée qui tenait à coeur au metteur en scène José Manuel Cano Lopez depuis très longtemps. « J’ai toujours été fasciné par cette guerre, depuis mes dix-huit ans, et ma rencontre avec un poilu,» explique-t-il. Pendant plus de trente ans, il a accumulé beaucoup de documents sur cette période, notamment des carnets de bord.

« Pour la première fois, les civils sont bombardés C’est le début des armes de destruction massive, de la destruction humaine, » raconte José Manuel Cano Lopez. Pour montrer toute l’horreur de ce conflit, il a choisi des textes de soldats anonymes, de Goethe, de Rimbaud, et a aussi fait appel à quatre auteurs contemporains. Des écrits émouvants, comme les adieux des combattants à leurs familles et à leurs femmes. « Sortir vivant de cet enfer tient du miracle, » écrit par exemple un soldat à sa jeune épouse. « Ces textes disent la violence, la peur, la panique. La guerre a duré tellement longtemps que les soldats ne pouvaient pas penser à l’avenir, » souligne le metteur en scène. Pour intensifier le côté dramatique, José Manuel Cano Lopez a choisi de mêler théâtre et musique, « j’aime beaucoup travailler sur cette relation » précise-t-il. Résultat : une musique écrite pour coller au plus près des textes, et des chansons d’époque. La pièce est construite « comme dans un film, avec une série de séquences et des flashs back, rajoute le metteur en scène, il y a aussi un travail de vidéo et de lumière, pour un voyage complet ». Un voyage au bout de l’enfer…

Delphine Vacher

Cabaret du bout de la nuit, au théâtre du Plessis à La Riche. Jusqu'au samedi 21 février. Le mardi, vendredi et samedi à 20h30, le mercredi et jeudi à 19h. Tarifs : 8-16 €


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