Tramway : la promenade arborée du Sanitas menacée 0
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Publié le jeudi 17 juin 2010 par : Tribune

Catégories : société

 Les tensions autour du tracé du tramway semblaient apaisées. pourtant au sanitas, un plan d’abattage des 160 arbres, vieux de plus de cinquante ans, soulève l’ indignation. Au Sanitas, la promenade arborée de 160 arbres, située le lon... Les tensions autour du tracé du tramway semblaient apaisées. pourtant au sanitas, un plan d’abattage des 160 arbres, vieux de plus de cinquante ans, soulève l’ indignation. Au Sanitas, la promenade arborée de 160 arbres, située le long de la rue Blaise Pascal et du Boulevard De Lattre de Tassigny, devrait totalement disparaître. « Cet abattage n’apparaît aucunement sur le site officiel du tramway, lance Alain Beyrand, membre du conseil de la vie locale de Tours Est. Les autorités affirment avoir tenu la population totalement informée sur tous les tenants et les aboutissants du tramway, or ce n’est absolument pas le cas. Il y a eu effectivement une réunion au mois de décembre dernier, mais dont nous n’étions même pas au courant. Si quelqu’un d’autant impliqué dans la vie locale que moi n’a pas été informé, c’est qu’il y a un réel problème. On ne peut pas parler de transparence dans de telles conditions. » Habitant le quartier Velpeau, l’homme pourrait ne pas se soucier d’une rangée d’arbres située dans le quartier voisin. Mais sa préoccupation pour les espaces verts l’a conduit depuis longtemps à s’interroger sur la politique menée par la ville de Tours qui, selon lui « a cette fâcheuse habitude de supprimer de très beaux arbres, pour les remplacer par des arbustes ». « La municipalité se contredit sans cesse elle-même. Elle défend une politique verte, avec la mise en place du tram et elle annonce fièrement la plantation de 1200 arbustes, tout en détruisant 160 arbres adultes par-ci et bien d’autres par-là. Je pense que la municipalité a fait aveuglément confiance à Cité- Tram, pour qui, la pensée environnementale n’est pas une priorité.» insiste Alain Beyrand qui, à mainte reprise, aurait tenté d’obtenir des explications « en vain » de la part de la municipalité. «Elle n'a donné aucune justification sur la suppression de la promenade arborée. A part des considérations budgétaires mineures. » Bref, l’homme ne comprend pas, et il le fait d’ailleurs savoir au travers d’un blog, dont une page est entièrement consacrée à la question de la promenade du Sanitas. Une page dont toute une partie s’applique également à proposer d’autres solutions de tracés. Des tracés qui remettraient en question au moins l’une des quatre voies réservées aux voitures et/ou les nombreuses places de parking présentes sur la zone. « Un tracé qui respecte la pensée verte, comme ce devait être prévu.» Du côté de Tours plus , si l’on reconnaît l’abattage des arbres, l’on reste surtout catégorique sur le fait que les plans d'implantation du tramway ont été présentés de façon suffisamment détaillée, à deux reprises, et que les réunions étaient connues par tous les habitants du quartier. «Il faut bien comprendre que la politique de la ville n'est bien évidemment pas d'abattre des arbres gratuitement. Si nous le faisons, c'est vraiment en tout dernier recours. Car, d'une part, nous ne pouvons pas empiéter sur les bâtiments et que, d'autre part, il s'agit le plus souvent d'arbres malades. Les arbres que nous replanterons ne seront pas des arbustes, mais seront déjà dans des tailles assez proches des arbres abbatus. Il faut bien sûr insister sur le fait que si le site internet n’est pas suffisamment complet, la Maison du Tram est conçue pour répondre à toutes les questions.» indique-t-on. Alain Beyrand, lui, espère sensibiliser le plus de monde possible et compte bien utiliser le pouvoir dont il dispose, grâce à l’enquête d’utilité publique, pour jouer les troubles fête. « Il est vrai que cette promenade arborée est depuis longtemps très peu entretenue, mais elle pourrait, par exemple, être aménagée en une suite de petits jardins, dont profiteraient aussi les voyageurs du tramway. » conclut-il. Augustin Legrand

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