Tourisme : les nouveaux atouts de la Touraine 0
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Publié le jeudi 20 mai 2010 par : Tribune

Catégories : société

 La Touraine est une des destinations touristique de référence. Après les châteaux de la Loire et les produits du terroir,de nouvelles activités se sont affirmées, tandis que d’autres ont émergé. Même sur fond de crise, la Touraine a fini su... La Touraine est une des destinations touristique de référence. Après les châteaux de la Loire et les produits du terroir,de nouvelles activités se sont affirmées, tandis que d’autres ont émergé. Même sur fond de crise, la Touraine a fini sur un bilan touristique 2009 satisfaisant. Preuve, s’il en fallait encore, que le "jardin de la France" en séduit plus d’un. Le début d'année 2010 a, en revanche, été plus terne. En effet, le premier trimestre reste globalement un peu en retrait, même s’il laisse entrevoir de bonnes perspectives grâce au regain de fréquentation de la clientèle étrangère. Celle-ci constituait, en effet, le seul point noir de la saison passée. Selon les chiffres provisoires de l'Observatoire de l’Economie et des Territoires de Touraine, le retour des clientèles étrangères, notamment dans l'hôtellerie, s‘est manifesté par des hausses répétées de leurs nuitées depuis janvier, augmentant ainsi leur nombre de 9,7% par rapport à l'année précédente. Les gîtes ruraux ont, quant à eux, connu une hausse de 27% sur la même période. De quoi redonner le sourire aux professionnels du secteur, qui rivalisent de techniques de séductions, mêlant savoir-faire traditionnels et créativité. «Nous ne cesserons jamais de mettre l'accent sur les produits du terroir et sur les trésors de gastronomie que propose la région. Il y a une vraie ébullition. Il y a beaucoup de nouveaux jeunes chefs, de jeunes vignerons et de jeunes artisans que nous soutenons, car ils qui participent à la réputation et au rayonnement de la région,» explique Samuel Buchwalder du Comité Départemental du Tourisme de Touraine. De son côté, la municipalité de Tours n’est pas en reste, elle qui a pris la curieuse habitude d’organiser, depuis maintenant trois ans, et de façon régulière, ces packages de mariages de couples chinois. Ces fameuses "noces à la française", ont été rendu possibles grâce à un protocole d'échanges conclu entre Tours et Tianjin et plus récemment Shanghai. Shanghai, où Jean Germain s'est récemment rendu en personne, pour y exporter, en grande pompe, ce nouveau style de mariage "à la mode tourangelle". Une marque désormais déposée et peut-être, qui sait, bientôt labellisée. Le but de cette opération est totalement assumé, à en croire Jean Germain, selon lequel ces mariages d'un nouveau genre, permettent de faire rayonner encore d’avantage le tourisme dans notre région. Si la Touraine s’apprécie pour sa nouveauté, elle s’apprécie aussi pour sa musicalité. Depuis une vingtaine d’année, la ville participe pleinement à l’envolée estivale des festivals de musique, avec toutefois une préférence affichée pour le jazz. Par exemple, nous en sommes déjà à la 23e édition de « Jazz en Touraine », à la 11e édition du « Avoine Zone Blues » et à la 6e édition de « Terre du Son ». Des mariages chinois, servis avec de la nourriture de choix et de la très bonne musique, et pourquoi pas ? Plus sérieusement, en plus de nouvelles idées qui jaillissent régulièrement de l’esprit des professionnels du secteur, le tourisme se développe aujourd'hui en conjuguant trois valeurs sûres : son patrimoine historique, architectural (châteaux royaux...) et gastronomique (y compris ses vins). Les espaces verts, qu’ils soient sauvages avec la Loire ou modelés à travers les jardins, favorisent quant à eux, le tourisme "vert" et représentent une véritable valeur ajoutée. «Nous essayons d'offrir régulièrement de nouvelles attractions. Le château de Candé à Mont a ouvert récemment une boutique des produits du terroir. De plus, depuis pas mal d'années, en plus des châteaux, nous avons notamment développé une vraie culture des jardins. La batellerie a également pris de l’ampleur, tandis qu'un circuit "l'Indre à vélo" complète désormais celui bien connu de "la Loire à vélo",» ajoute Samuel Buchwalder. Effectivement, 100 km de voies balisées relient désormais Azay-le-Rideau, Loches et Chenonceau. Une nouvelle occasion de découvrir de nombreux villages typiques, des paysages champêtres et plusieurs sites historiques d'importance (château d'Azay-le-Rideau, cité royale de Loches, Donjon de Montbazon...). Sur le tracé, de nombreux hébergements et des locations de vélos faciliteront la découverte. La Touraine qui a longtemps joué la carte de la culture semble s'être tournée vers le créneau de l'évasion. « La région a longtemps été perçue à travers le prisme de sa richesse historique. Aujourd'hui, en plus de cet aspect, elle est vécue comme un bol d'air, qui incite généralement le touriste à prolonger son séjour et surtout à revenir,» conclut Samuel Buchwalder. Quant aux capacités d'accueil, de trés nombreux lits sont réservés aux touristes et répartis sur une palette d’hébergements adaptés à tous les goûts et à toutes les bourses. Campings, hôtels, gîtes, chambres chez l’habitant, villages vacances, auberges de jeunesse et bien d’autres formules. Selon l'Obervatoire du Tourisme, le seul département d’Indre-et-Loire pourraient accueillir plus de 44 000 personnes au même moment. Une affirmation rassurante au vue du nombre croissant de couples chinois désireux d'être mariés "à la française", à l'hôtel de ville de notre bonne vielle ville de Tours. Augustin Legrand

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