Soldes : les commerçants espèrent un nouvel élan ! 0
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Publié le jeudi 01 juillet 2010 par : Tribune

Catégories : société

 Dans un contexte économique encore très morose, les commerçants croient encore au potentiel des soldes. ils réalisent en effet, durant cette période, et selon les enseignes, entre 15 et 25 % de leur ca annuel, avec un allié de poids en ce début d... Dans un contexte économique encore très morose, les commerçants croient encore au potentiel des soldes. ils réalisent en effet, durant cette période, et selon les enseignes, entre 15 et 25 % de leur ca annuel, avec un allié de poids en ce début de 1er démarque : le soleil. L'année 2009 n'aura pas fait les bonnes affaires des commerçants. La crise, le e-commerce et les soldes flottants, instaurés en 2008 par la LME (loi de modernisation de l’économie) ont fait du tort aux petits commerçants et surtout aux professionnels du textile. Les dernières soldes d’hiver ont présenté, par ailleurs, un bilan plutôt décevant. Dans le sillage d'une année 2009 noire, notamment pour le textile (- 4 % de ventes en valeur), les ventes des soldes d'hiver, ont ainsi reculé de près 5 % au niveau national. «Le chiffre d'affaire des commerçants a vraiment souffert, indique Josée Le Bihan- Katz, vice présidente de la CCI, en charge du commerce présidente. D'ailleurs, avec les soldes flottants, tout au long de l'année, tous les chiffres ont été faussés. Il est très difficile de faire un bilan chiffré de l'état de santé des commerces. On ne peut que constater que trop de soldes, de promotion et de rabais en tous ont tué le principe même des soldes ». Pour se faire une idée chiffrée, l’Observatoire du Commerce et des Services du CGA 37 (Centre de gestion agrée), effectue un suivi d’activité commerciale régulier auprès de plus de 450 entreprises adhérentes dans le département. Selon ces chiffres, le prêt-à-porter a bien été le plus touché par la crise, avec une baisse de son chiffre d’affaires de près de 4%, entre le mois de janvier et d’avril 2010 (les chiffres du mois de mai ne sont pas encore connus). A l’inverse, les commerces les plus résistants sont les secteurs du bien-être et de l’esthétique, qui enregistrent une hausse de 4,7 % sur la même période. A noter également, le regain d’activité de la restauration, qui enregistre une hausse de 6,1 %. Christine Gillet, responsable de l’association, insiste toutefois sur le fait que ces chiffres sont en trompe l’oeil : « le panel n’est pas représentatif, puisque les grandes enseignes ne communiquent pas sur leurs chiffres. Il est donc difficile de se faire une véritable idée de la santé des commerces sans avoir un point de vue globale » explique- t-elle. Or, si l’on se focalise uniquement sur les petites enseignes, notamment celles du prêt-à-porter, on s’aperçoit que les commerçants ont pris les devant face à la concurrence liée au e-commerce, en proposant pour la plupart des supports internet, vitrines de leurs produits que les clients préfèrent encore, pour beaucoup, venir voir, toucher et essayer en magasin. « Nous avons aussi conseillé aux commerçants d'être prudents dans la gestion de leurs stocks, précise Josée Le Bihan-Kats. Car le temps où les clients fidèles aux périodes de soldes est plutôt révolu. Les commerçants qui ont vu trop gros tout au long de l'année, affichent d'entrée de jeu des démarques de 60 ou 70 %. C'est le signe qu'ils doivent liquider leur surplus ». Des stocks qui s'expliquent également par les températures plutôt tristes de cet fin de printemps. « Vu la saison, les gens n'ont pas commencé à acheter des vêtements d'été, comme ils le faisaient auparavant. » poursuit Josée Le Bihan-Kats. Mais même si l'intérêt général des soldes est moindre, cela n'empêche pas les commerçants d'espérer, car, même faussés, cela représente un potentiel de trésorerie considérable ». Espérons, pour la santé du commerce local, que la fièvre acheteuse soit au rendez-vous de ces cinq semaines de soldes. Augustin LEGRAND

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