Rock, pop, électro: un cocktail détonnant de talents made in Orléans ! 0
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Publié le vendredi 17 juin 2011 par : Tribune

Qu’ils en soient originaires ou qu’ils aient choisi de s’y installer, la région d’Orléans bruisse de nombreux talents musicaux. Sans avoir une réputation de faiseuse de stars, la cité johannique et ses environs abritent cependant quelques valeurs sûres et des étoiles montantes de la musique. À l’occasion de la fête de la musique, focus sur ceux dont on aime dire qu’ils sont «du coin» !


 La Jarry
 On pourrait se demander si le quartier de La Jarry à Orléans est rock’n roll, on n’en doute pas une seconde pour le groupe du même nom... La Jarry est né sous l&rsqu...

La Jarry

On pourrait se demander si le quartier de La Jarry à Orléans est rock’n roll, on n’en doute pas une seconde pour le groupe du même nom... La Jarry est né sous l’impulsion des frères Pourtau, Benoît au chant et David à la guitare auxquels se joignent Arnaud Bottin à la basse et Nicolas Saulnier à la batterie. Malgré leur carrière, l’ancrage local demeure puisque leur dernier album sorti fin 2010, “3”, a été écrit, composé, réalisé, enregistré, mixé et masterisé entre Orléans, Paris, Los Angeles et Lancaster. Les influences des Killers ou Green Day ne les empêchent pas de chanter en français et de le revendiquer, comme le dit très clairement la chanson «Liverpool».

Les 4 membres du groupe électro Birdy Nam NamBirdy Nam Nam

C’est DJ Need qui donne à Birdy Nam Nam son ancrage orléanais. Ce quatuor de surdoués du turntablism compte également Crazy B, Little Mike et DJ Pone, tous les quatre issus du collectif Scratch Action Hero, champion du monde de DJ DMC et ITF en 2000. Chacun des membres utilise sa platine comme un
instrument en manipulant des samples tirés de disques vinyles variés. Birdy Nam Nam a su démocratiser une pratique qui était jusque là confinée à l’underground US. En 2010, le groupe remporte le prix de la révélation Électronique ou Dance de l’année, aux Victoires de la Musique face à Air, Wax Tailor et David Guetta.

William Sheller

La légende veut que ses parents l’ont prénommé William car sa tête est en forme de poire ! Quoiqu’il en soit, William Sheller fait partie de ces artistes atypiques qui savent doser succès populaires et petits chefs d’œuvre intimistes. L’artiste s’est installé à Jouy-le-Potier en 2001 car son fils était venu habiter Orléans. William Sheller découvrait alors un tout nouveau rôle, celui de grand-père. «À force de venir les voir, j’ai préféré m’installer ici. Cet endroit m’a apporté la paix. Et quelle paix !» se plaît-il à dire. Celui à qui l’on doit parmi d’autres «Dans un vieux rock’n roll», «Le carnet à spirale» et bien évidemment «Un homme heureux» aime aussi participer à la vie locale. Il a notamment composé une symphonie pour le festival de
musique classique de Sully sur Loire.

Il viendra «jouer à domicile» le mardi 18 octobre prochain à 20h30 au théâtre d’Orléans.

Alf et les Dindons

Non, ce n’est pas une rencontre du 3ème type mais un groupe de reggae fusion né au Lycée Charles Péguy d’Orléans en 2002. Ce groupe de reggae ska est composé de huit musiciens d’influences très variées. Le chanteur est fan de Drum & Bass, le guitariste amène sa touche blues et jazz, le bassiste un funk énergique, le batteur un rock brut et puissant sans oublier le reggae avec l’indispensable section cuivre.

Opposite Production, un groupe d'expérienceOpposite Production

Group de punk rock inspiré du hardcore mélodique californien, les Burning Heads officient ensemble depuis 1988. Véritables bêtes de scène, les membres du quatuor se sont faits connaître et reconnaître au début des années 90 notamment en assurant les premières parties de Noir Désir. Avec l’envie de se libérer des contraintes de l’industrie musicale, ils créent leur propre label «Opposite» et entraînent dans leur sillage d’autres groupes orléanais. Brokken Roses composé de musiciens réunis chez Opposite propose un son heavy rock et un premier album «Dick Reverse» avec des accents bluesy. Gravity Slaves, plus de dix ans après leurs débuts dans le punk hardcore sort «The Vertigo Chronicles», enregistré au studio Contrepoint à Saint Cyr-en-Val. R’N’Cs offre un rock’n’roll speed et déjanté à grands coups de médiator enflammé. Avec plus de 17 ans d’existence, cinq albums et quelques centaines de concerts au compteur, Brigitte Bop, groupe formé à la fac d’Orléans, est enfin devenu l’une des références de la scène punk rock française.

Et après cette bonne dose de rock, vous pourrez toujours aller écouter un peu d’électro-pop avec Perox qui vient de mettre en ligne son dernier titre «Les mains sales».

Beaucoup de choix sur le marché musical orléanais, on vous dit !

Estelle Dufour-Benni


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