Qualité de l’air : malgré les alertes, pas d’inquiétude en Anjou 0
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Publié le jeudi 26 janvier 2012 par : Tribune

En dépit des récentes alertes la semaine dernière (le Maine-et-Loire a dépassé le seuil de recommandation et d’information concernant la quantité de particules fines dans l’air), le département conserve une bonne qualité de l’air.

Par Mélanie Le Beller

prévisualisation non-disponible

Mercredi 18 janvier, le département a dépassé les seuils réglementaires de recommandation et d’information, avec 62 μg/m3 pendant 24 heures, soit au-dessus des 50 μg/m3 de poussières fines, valeur de ce seuil. « Cela a un impact non négligeable sur des personnes sensibles, victimes d’insuffisances respiratoires et de problèmes cardiaques », explique Chantal Gloaguen, ingénieur à l’agence régionale de santé (ARS). "Les enfants sont aussi particulièrement concernés. Leurs poumons ne sont pas définitivement formés avant 10 ou 12 ans. » Ces particules, appelées PM10, ont un diamètre inférieur à 10 microns. « Elles peuvent donc pénétrer dans l’organisme », poursuit Chantal Gloaguen. Ces particules fines sont particulièrement courantes en période hivernale, car elles proviennent des appareils de chauffage des particuliers mais aussi des industries, de la circulation routière et de l’agriculture. « Une grande partie de la France est concernée. Les particules s’accumulent et peuvent même venir d’autres pays d’Europe. Quand il y a peu de vent et qu’il fait froid, elles s’accumulent », explique Marion Guiter, ingénieur à Air Pays de Loire

En 2011 à Angers, seuls deux jours ont été classés « mauvais à très mauvais » au niveau de la pollution de l’air selon Air Pays de Loire, organisme chargé de faire les relevés 24h/24 et 7j/7. Au niveau du département, comme sur toute la région, l’air est d’assez bonne qualité. « Nous sommes dans une région homogène, avec peu de relief et du littoral qui amène du vent, contrairement à d’autres régions de France avec des villes industrielles qui sont situées dans des cuvettes », explique Marion Guiter. Ainsi, l’année dernière, 74.5% des jours ont présenté un indice très bon à bon (soit 272 jours), et 24.9% des jours ont présenté un indice moyen à médiocre (soit 91 jours). De bons résultats qui sont stables. « Sur les 30 dernières années, la pollution de l’air a même diminué », note Marion Guiter. La conséquence des nombreuses politiques destinées à réduire les émissions. « Par exemple, la pollution au dioxyde de souffre a diminué car dans les usines, les industriels ont fait attention. Nous avons également réduit les teneurs en souffre dans l’essence », dit Marion Guiter.

Néanmoins, face à ces pics de pollution, il faut privilégier les activités calmes en évitant les exercices physiques intenses. Les parents et les personnels s’occupant d’enfants doivent également faire attention à l’apparition de certains symptômes comme la toux ou une gêne respiratoire. Ces mesures de prévention pourraient bien se répéter plusieurs fois dans l’année car les taux de recommandation et d’alertes viennent d’être abaissés : de 80 à 50 μg/m3 pour le seuil de recommandation et de 125 à 80 μg/m3 pour le seuil d’alerte. « Par exemple, en 2011, il y a eu 4 jours de procédure d’information avec les anciens seuils. Avec les nouveaux, il y en aurait eu 19, dont 4 pour des alertes. » La raison de ce changement ? « Il s’agit de se caler sur les préconisations de l’OMS (Organisation mondiale de la santé ndlr), sur les effets à long terme sur la santé. Plus vite les gens sont informés, mieux c’est », répond Marion Guiter.

Voir l'article complet