Place à la corrida avec Capton à Saint-Jean-le-Blanc 0
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Publié le jeudi 15 octobre 2009 par : Tribune

Catégories : Actualités

 Après avoir participé à la O’Fish parade, l’artiste Gilles Capton expose une soixantaine de nouvelles toiles jusqu’au 18 octobre au château de Saint-Jean-le-Blanc. Une silhouette taurine d’un bleu crétois fait comprendre d... Après avoir participé à la O’Fish parade, l’artiste Gilles Capton expose une soixantaine de nouvelles toiles jusqu’au 18 octobre au château de Saint-Jean-le-Blanc. Une silhouette taurine d’un bleu crétois fait comprendre dès l’entrée au visiteur que Capton n’a pas abandonné ses thèmes favoris. On pénètre ensuite dans une salle en hommage aux Ménines de Vélasquez qui sont détournées sous les traits d’hommes. Après s’être attaqué à Léonard de Vinci, Gilles Capton a habitué le public à certains détournements de grands classiques, toujours choisis pour le côté baroque. Entre pêcheur et berger, ces toiles abritent des références aux religions. «Je ne suis pas croyant mais cela me fascine», explique Gilles Capton. Le regard est ensuite attiré par une galerie de portrait de portraits… de vaches. À l’étage, après avoir contemplé quelques toiles représentant des oies, l’attention est très vite captivée par les toiles de grands formats représentant des taureaux. Certaines montrent l’animal harnaché comme un cheval de corrida. «C’est une manière de montrer que l’homme doit se protéger comme l’animal dans nos sociétés», commente l’artiste qui a fait le choix de représenter la star des arènes plutôt que le cheval. Il ne faut pas y chercher un quelconque jugement sur la corrida mais une façon de saisir la beauté de «cette pratique d’origine païenne. C’est une métaphore de la vie», ajoute Capton, «je préférerais mourir comme un taureau de corrida, qui a pu grandir en liberté dans un pré, que de la manière dont finissent les veaux de boucherie». Derrière l’animal, c’est la brièveté de l’existence humaine et le temps qui s’écoule. «L’animal m’a rapproché de l’humain», indique le peintre. La salle qui suit contient des nus d’hommes plus académiques dans une atmosphère de crépuscule. On ne peut distinguer les visages mais peut-être s’agit-il des toreros pensifs avant la corrida… La dernière salle du château contient un petit clin d’oeil au dernier festival. Point de carpes ni de poissons mais des vues de Loire et des bateaux réalisées lors de la dernière édition. Une exposition qui vaut le déplacement. Pour ceux qui veulent découvrir l’atelier de l’artiste, ce sera possible en décembre lors de la route des ateliers. Jusqu’au 18 octobre au château de Saint- Jean-le-Blanc, 142 rue Demay. Du lundi au vendredi de 15h à 19h, samedi de 10h à 19h.

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