Philippe Hervé s'interroge sur son avenir au club 0
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Publié le jeudi 19 mars 2009 par : Tribune

Catégories : basket

Philippe Hervé, 46 ans, est entraîneur de l’Entente Orléanaise Loiret, co-leader du championnat de Pro A de basket. Il revient sur la série de faux-pas de son équipe et, aussi, sur le choix du nouvel entraîneur de l’...

Philippe Hervé, 46 ans, est entraîneur de l’Entente Orléanaise Loiret, co-leader du championnat de Pro A de basket. Il revient sur la série de faux-pas de son équipe et, aussi, sur le choix du nouvel entraîneur de l’équipe de France.

Comment voyez-vous la suite de votre contrat au club ? Il arrivera à son terme en 2010, je n'envisage pas la suite d'une manière ou d'une autre. Je veux m'inscrire dans un projet, c'est tout ce qui m'intéresse et j'attends d'avoir des éléments dans ce sens. Pour l'instant, mon objectif c'est de terminer ma mission : être le mieux classé dans le top huit de la Pro A. Évidemment, on veut faire du mieux possible mais il s'agit avant tout de terminer dans les huit premiers. Sinon, je dis stop et qu'on me donne les moyens de faire plus. Les exigences quand on commence à les fixer plus haut que moi, c'est qu'il y a une vraie incohérence.

La finale perdue des As et trois défaites consécutives en championnat, y a-t-il un déficit de motivation qui pourrait expliquer la situation ? Ce n'est pas une question de motivation. Les joueurs ont un super état d'esprit, ils travaillent bien et donnent tout ce qu'ils ont depuis dix mois. Un jour ou l'autre ça paiera. Notre problème c'est le déficit d'adresse. J'ai vu douze fois le match contre Gravelines, ce n'est pas qu'on a joué moins bien ensemble, c'est juste qu'on a eu 30% de réussite ! Contre Le Mans le scénario reste inchangé. On voit bien que le travail est fait et qu’on est là dans l’intensité mais la confiance ne s’installe jamais.

Quelle est votre plan d’action pour remotiver l'équipe ? Il faut encore des efforts et de la fierté. On peut ressortir beaucoup plus fort, voir le fond ça peut faire du bien des fois. On va donc continuer le travail. Quel a été votre sentiment quand vous avez appris que vous n'étiez pas le nouvel entraîneur de l'équipe de France ? J'ai été déçu. Pas tellement par l'aspect de la nomination, mais plutôt de ne pas avoir été entendu par le président de la fédération (Yvan Ménini).

Est-ce qu'on n'a pas utilisé mon nom comme moyen de pression avec l'ASVEL ? Je m'interroge sur la position du directeur technique national (Jean-Pierre De Vincenzi). Mais je suis quelqu'un qui passe vite à autre chose. Maintenant, il faut faire avancer le schmilblick sur le dossier de l'équipe de France pour qu'elle fonctionne. Et si vous aviez mieux connu Tony Parker - actionnaire de l'ASVEL, est-ce que ça aurait pu changer la donne ? J'ose espérer que les choix ne se font pas de cette façon. Le président préside, l'entraîneur entraîne et les joueurs jouent. Sinon ce serait très décevant et, pour autant, je n'ai pas de problème avec Tony Parker.


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