Pêcheurs, naturalistes : non aux bords de loire poubelles ! 0
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Publié le vendredi 19 février 2010 par : Tribune

Catégories : environnement

 Ras-le-bol de voir les bords de Loire transformés en déchetterie ! Chasseurs, pêcheurs, naturalistes se rejoignent sur ce sujet et mettent en place des opérations de nettoyage. C'est le cas de Thierry Gauthier, secrétaire de la fédération de pêch... Ras-le-bol de voir les bords de Loire transformés en déchetterie ! Chasseurs, pêcheurs, naturalistes se rejoignent sur ce sujet et mettent en place des opérations de nettoyage. C'est le cas de Thierry Gauthier, secrétaire de la fédération de pêche du Loiret, qui organise un ramassage avec les chasseurs aux gibiers d'eaux, le 6 mars à partir de 9h, à l'étang des Accruaux à Beaugency. «Nous menons déjà activement campagne auprès des pêcheurs et des chasseurs. Ils ramassent de plus en plus leurs détritus et leurs cartouches mais il faut continuer à sensibiliser le public.» Preuve du travail qu'il reste à réaliser, il n'a pas eu de problème pour remplir un camion de déchets l'an dernier. «Il y a certains endroits où l'on ne veut pas que les enfants aillent car on trouve de tout, même des seringues. Des points sont pollués par des squatters, du côté de Baule, vers Sandillon. Avec la multiplication des déchetteries, il y a moins d'encombrants mais c'est plus localisé qu'avant.» Thierry Gauthier a même trouvé un chien mort. «Ce n'est pas aux enfants de ramasser les saletés des grands», s'indigne Régis Pétrot, le président de la fédération. La propreté est du ressort de chaque commune. Il n'existe pas de véritables données pour connaître la quantité de résidus collectés sur les berges. Une chose est sûre : en ville comme à la campagne, les espaces isolés sont souvent les premières victimes. «Depuis la rénovation des quais, nous avons une fréquentation plus importante, même en dehors des manifestations», observe Pascal Pelé, responsable de la gestion de l'espace public à la ville d'Orléans, «globalement, on ne constate pas de dégradation». De l'autre côté du pont Royal, même constat si ce n'est qu'il y a toujours un ou deux endroits où l'on retrouve toujours des déchets, notamment du côté de l'île Arrault. Pour Marie-des-Neiges de Bellefroid, de Loiret nature environnement, «dans l'ensemble, les berges ne sont pas très sales mais il y a des points noirs. Nous sommes gestionnaire de l'île des Mahis et dans ce secteur on a pu trouvé des matelas. Il y a des endroits aussi où des gens ne viennent pas seulement pour boire de la bière, ils laissent tout... Nous aimerions que les forces de l'ordre se déplacent plus.» Au niveau de la réserve Saint-Mesmin, des ramassages sont pratiqués en interne mais il n'existe aucune étude. «On observe que la Loire laisse des dépôts. Ce phénomène est marqué en aval des grandes villes», ajoute Christophe Lartigau, technicien à la réserve. Prise de conscience ou effet de mode, les chantiers de ramassage sur les berges de Loire fleurissent. Le conservatoire du patrimoine naturel de la région Centre en organise deux ou trois par an. Les prochains auront lieu le 18 septembre à Saint-Benoît et le 22 octobre au départ de Germigny. «Cela mobilise de plus en plus la population. On remplit à chaque fois facilement le camion de 10m3», indique Roland Paillat, chargé d'études scientifiques. La CCI du Loiret a organisé également à la demande de plusieurs entreprises une matinée de ramassage l'an dernier qui a réuni 270 participants. 4,5 tonnes ont été ramassées sur 28 km. «Nous avons trouvé beaucoup de déchets liés aux promeneurs et quelques points de décharge sauvage. Cela va d'un stock d'annuaires neufs à la moto», commente Sébastien Saint-Chély en charge de l'environnement et du développement durable à la CCI, «on risque de réitérer l'opération cette année». En attendant, tous les bras sont bienvenus le 6 mars à Beaugency.

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