Pascal Foussard: «Nous sommes toujours aussi ambitieux» 0
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Publié le jeudi 07 juillet 2011 par : Tribune

Catégories : Volley

Une Coupe de France et une place de vice-champion... Belle fin de saison pour le Tours Volley Ball. L’intersaison venue, le club connaît des changements importants : l’équipe de Ligue A a changé d’entraîneur et un tiers de son effectif a été remanié. L’objectif : donner une nouvelle dynamique à l’équipe et éviter « l’année de trop ». Entretien avec Pascal Foussard, manager général du TVB.

Que retenez-vous de la saison passée?
 Que de bonnes choses puisque nous avons remporté une coupe de France et nous avons réalisé un très bon parcours en Champion’s League. Même si nous avon...

Que retenez-vous de la saison passée?

Que de bonnes choses puisque nous avons remporté une coupe de France et nous avons réalisé un très bon parcours en Champion’s League. Même si nous avons perdu en finale du championnat, cela reste une déception de deux heures sur neuf mois de satisfaction.

Pourquoi vous êtes-vous séparés de Eric N’Gapeth?

Nous voulions changer de cycle de fonctionnement et de système de jeu, car nous avions un peu peur de faire l’année de trop. C’est une nouvelle aventure qui démarre. Et il vaut mieux arrêter quand tout va bien que quand tout va mal. Cependant, nous n’avons rien à reprocher à Eric N’Gapeth qui a remporté quatre titres en trois saisons.

Pourquoi avoir choisi Mauricio Paes pour le remplacer ?

Nous avions voulu le recruter il y a trois ans, mais il n’avait pas pu venir pour raisons familiales. Mauricio fait partie des meilleurs entraîneurs de par sa culture et son palmarès.

La saison prochaine, qu’est-ce qui va changer dans l’équipe ?

Nous avons six joueurs majeurs qui restent comme les frères Konecny, Horacio D’Almeida, Cyril Guittet, Alexis Gonzales ou Rafaël Redwitz. Seuls les postes d’attaquant et de passeur changent avec les arrivées de Cédric Hominal, Yosleider Cala-Gerardo, Milos Terzic et Bojidar Slavev.

Rafaël Redwitz en sera le leader ?

C’est vrai que la saison dernière, il n’a pas eu les performances espérées. Mais, le passeur doit être le métronome de l’équipe. Nous espérons que Rafaël passera un cap cette saison avec Mauricio, un entraîneur qu’il connaît bien. Pour cause, Mauricio était son coach à Paris et au Brésil.

Quels sont les objectifs de cette année?

Malgré les changements, nous avons la volonté de continuer, en faisant un plus gros effort sur la formation. Nous repartons avec une équipe plus jeune, mais nous serons toujours aussi ambitieux, nous serons là pour jouer le titre et non pour nous cacher. L’ambition est toujours d’être le meilleur club français. Pour cela nous essaierons de gagner au moins un titre et de bien figurer en Champion’s League (Ndlr: Tours est dans la poule de Belchatow (POL), de Ljubljana (SLO) et de Budva (MTN)) même si les contraintes budgétaires compliquent les choses.

Vous pouvez préciser ?

Nous souhaitons atteindre le « Final Four » mais cela dépendra de notre facteur chance et de notre réussite. Il faut savoir que certaines équipes européennes ont au moins quatre fois notre budget (le budget du TVB étant de 2,4 millions d’euros).

Et en France ?

En France, nous sommes le club qui a le plus gros budget de Ligue A, mais nous sommes à la 9e place si on ne tient compte que des subventions versées par les collectivités.

Que pensez-vous des faillites à répétition des clubs de haut niveau du département?

Le sport de haut niveau tourangeau est en crise depuis 2-3 ans. Cela a commencé par le hockey suivi du TVL, du rugby et maintenant du SCT. Il y a véritablement un problème qui se pose et il faut se mettre autour d’une table pour voir ce qu’il est possible de faire. Car nous ne pouvons pas compter que sur les subventions des collectivités, qui ne peuvent pas donner à tout le monde. Nous avons d’ailleurs conscience qu’à l’image du hand, nous pouvons être amenés à disparaître, c’est comme cela. C’est vrai que ces histoires nous rendent craintifs et nous mettent en alerte. Pourtant, nous apportons de la vie sociale quand 3 000 personnes viennent nous applaudir.


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