Olivet : l’impossible divorce avec Veolia 1
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Publié le jeudi 21 juillet 2011 par : Tribune

Catégories : économie

Vendredi 22 juillet, le conseil municipal d’Olivet débattra de la reconduction ou non du contrat avec Veolia -établi en 1932!- pour la gestion de l’eau de la commune. La municipalité craint une lourde amende en cas de rupture. L’association ICEO dénonce un manque de transparence et un prix de l’eau trop élevé.

«Entre 2009 et 2010, les frais de personnel et de gestion ont augmenté de 46% !» Vice-présidente de l’association ICEO (Initiative citoyenne pour l’eau à Olivet), Liliane Buwalda dénonce le &l...

«Entre 2009 et 2010, les frais de personnel et de gestion ont augmenté de 46% !» Vice-présidente de l’association ICEO (Initiative citoyenne pour l’eau à Olivet), Liliane Buwalda dénonce le «racket» pratiqué par Veolia et pointe du doigt le prix prohibitif de l’eau, «1,72€ par m3 !». À titre de comparaison, les Orléanais paieront, pour 80% d’entre eux, entre 1,03 et 1,06€/m3 dès 2012. «C’est sûr que Veolia a eu de belles années à Olivet !», reconnaît Philippe Belouet, premier adjoint de la commune en charge de l’urbanisme, de l’environnement et du développement économique, d’un ton amer. Il faut dire que les différents avec le délégataire, lié à la ville par un contrat de 99 ans signé en 1932, ne datent pas d’hier. «Aujourd’hui, il s’agit d’en finir avec Veolia.

La délibération de ce vendredi est une première étape». Celle-ci a pour objet de saisir le directeur régional des finances publiques, afin que celui-ci émette un avis sur la durée du contrat.

 

C’est la suite logique de «l’arrêt Olivet», un arrêt pris par le Conseil d’État au printemps 2009, qui rend caduques les délégations de service public excédant 20 ans (voir encadré). Les communes concernées -et à fortiori Olivet- doivent maintenant choisir de mettre un terme au contrat concerné en 2015, ou de le poursuivre jusqu’à échéance de la DSP. La deuxième option peut être envisagée seulement s’il est démontré que les investissements réalisés par le délégataire ne seront pas amortis d’ici à 2015. Un choix pour l’heure privilégié par la municipalité olivetaine, mais difficilement compris par la toute jeune association ICEO, qui se bat pour l’abandon du contrat avec Veolia. «C’est un passage en force !», dénonce Liliane Buwalda. «Même le maire constate un manque de transparence de la part du délégataire. Je ne comprends pas pourquoi la municipalité tient à prolonger le contrat. Les experts que nous avons mandatés non plus».

 

«Si en 2015, l’équilibre économique du contrat n’est pas atteint, nous pourrions avoir à payer une lourde amende !», répond Philippe Belouet. En effet, le montant de l’amende serait compris, selon la municipalité, entre 3 et 8 millions d’euros. «C’est l’équivalent de la somme investie pour la piscine !», poursuit le maire-adjoint. «C’est là tout le paradoxe. Veolia a très bien gagné sa vie à Orléans, mais ils pourraient encore nous demander de l’argent si le contrat était rompu ! On ne peut pas faire courir ce risque à Olivet». Un risque que conteste ICEO, qui a elle aussi mené ses propres études. Autant dire que la bataille d’experts risque d’être ardue. Si la délibération est adoptée, l’association envisage de saisir le tribunal administratif. La municipalité, quant à elle, souhaite simplement tourner la -très lourde- page Veolia.

 

M.C.


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regis reguigne, vendredi 22 juillet, 10:34

"Tourner la lourde page VEOLIA" dit -il ; OK , cela ne signifie - t- il pas : " adieu VEOLIA "? Ou bien , n' est - ce qu' un artifice de langage ?