Ned Grujic met un scène un Fame à la française 0
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Publié le vendredi 06 mars 2009 par : Tribune

Catégories : Actualités

Fame, I’m gonna live for ever... Ces paroles évoquent la danse, le chant, la comédie et surtout seize jeunes de tous horizons d'un lycée new-yorkais rêvant de célébrité. Après le film américain d'Alan Parker et la série culte qui a suivi,...

Fame, I’m gonna live for ever... Ces paroles évoquent la danse, le chant, la comédie et surtout seize jeunes de tous horizons d'un lycée new-yorkais rêvant de célébrité. Après le film américain d'Alan Parker et la série culte qui a suivi, Fame revient au théâtre d'Orléans du 10 mars au 22 mars sous les traits d'une comédie musicale adaptée en français. Rencontre avec Fred Grujic, 40 ans, le metteur en scène.

Comment en êtes-vous arrivé à mettre en scène une version française de Fame ? Le producteur italien Lorenzo Vitali avait acheté les droits de Fame pour l'Italie et la France. Il a fait une tournée qui a bien marché en Italie et a voulu co-produire cette comédie musicale en France avec le théâtre Comédia. C'est grâce à Fleur Houdinière de l'Atelier théâtre actuel, coproductrice, qui a soutenu mon travail que j'ai mis en scène Fame. Je pense que c'est parce que j'avais un parcours éclectique avec différents sujets. Je suis pour la méthode anglaise !

Proposer une version en français d'une oeuvre culte comme Fame n'était-ce pas le risque d'édulcorer ce qui en fait le piment ? Non, la comédie musicale n'est pas le film ni la série, les auteurs américains David De Silva et Jacques Levy ont repris le concept et les archétypes mais les chansons ne sont pas les mêmes. Nous avons choisi de traduire ces dernières. J'avais carte blanche pour la mise en scène tout comme le chorégraphe afin que notre version soit plus adaptée au public français tout en respectant l'histoire. C'est plus intéressant pour le spectateur de pouvoir s'identifier. On a eu ainsi Julie Victor à Paris qui campait une sorte de Madonna pour le rôle de Carmen et là ce sera Carole Deffit une métisse plus proche de la version originale. Pour les rôles d'élèves, nous avons auditionné 500 personnes pour retenir seize artistes. Les quatre professeurs sont des gens à qui j'avais proposé déjà des rôles.

Vos projets tournent-ils encore autour de la comédie musicale ? Tout n'est pas encore signé mais j'ai déjà des comédies musicales prévues dans un autre style Frankenstein junior et Hairspray. Je continue aussi le théâtre “pur” avec Sa majesté des mouches et j'essaie de mettre d'autres pièces en scène, c'est très important. Vous avez une expérience du cinéma, notamment avec Les Inconnus. Pensezvous retourner du côté du septième art ? C'est agréable mais ce n'est pas ma priorité. Je suis lié au spectacle vivant, à l'éphémère. Vous êtes d'origine serbe.

Est-ce que vous avez songé vous attaquer un jour au répertoire des pays de l'Est ? Oui mais c'est plus compliqué pour trouver quelqu'un qui y croit. Je suis arrivé en France à deux ans, ma culture est française même si je puise dans mes racines. J'aimerais monter une adaptation du livre Le pont sur la Drina d'Ivo Andric ou encore des pièces de Dusan Kovacevic dont Emir Kusturica a tiré le fim Underground.

Du mardi 10 mars au dimanche 22 mars au théâtre d'Orléans. Tarifs de 22€ à 40€.


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