Michal Baran, capitaine courage 0
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Publié le jeudi 19 janvier 2012 par : Tribune

Le Slovaque de 37 ans s’est imposé naturellement dans l’équipe d’Angers Noyant. A tel point qu’il a enfilé, pour sa première saison, le brassard de capitaine. De l’Allemagne à la Hongrie en passant par la Suisse, rencontre avec un baroudeur des terrains.

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Son français est encore un peu hésitant. Il faut dire qu’en 20 ans de carrière, Michal Baran a dû user des dizaines de dictionnaires. D’origine slovaque, l’homme a déjà joué dans les championnats hongrois, allemand, suisse et slovène avant de poser ses bagages en France. Une vie agitée pour celui qui se décrit plutôt comme « tranquille » : hors du handball, ce grand demi-centre d’1m94 aime prendre du temps pour soi, s’occuper de sa famille avec ses deux enfants.

En 20 ans, Michal Baran aura tout connu. Après avoir commencé le handball à l’âge de 10 ans (il abandonnera le basket pour ce sport) dans les gymnases de Bratislava, il commence son tour d’Europe par la Hongrie et l’équipe de Györ, en première division. Trois ans plus tard il part en Suisse, près de Luzerne. Puis il découvrira le pays dans lequel le handball est roi : l’Allemagne avec Pfullingen. Après un an en Slovénie où il disputera la Ligue des Champions en jouant notamment contre le géant Barcelone, il signe en France, au club de Sélestat en Alsace puis au Saint-Cyr Touraine. Là, il découvre un hand plus adapté à son jeu. « Il y a plus de contacts en Allemagne par exemple. Ici, le sport est plus technique, il y a plus de possibilités de jouer avec le pivot. » Michal Baran remplit à merveille son rôle de pur demi-centre : organiser le jeu. Ce n’est pas pour rien que l’homme a été élu meilleur passeur de la LNH en 2009.

Patron sur le terrain, mais aussi en dehors. A peine arrivé, Michal est devenu capitaine d’Angers-Noyant. « J’ai parlé un peu avec l’entraîneur. Il m’a dit que j’étais un joueur expérimenté, c’est pour ça qu’il m’a choisi. Je me vois comme un lien entre les joueurs et l’entraîneur. » Ce rôle supplémentaire, il l’a déjà joué en équipe nationale des moins de 21 ans. Avec 65 sélections chez les seniors, il a disputé deux championnats d’Europe. En 2008 en Norvège, il joue même contre la France et échoue à un but de la victoire contre ce qui était à l’époque la meilleure équipe de France de tous les temps. « Ils ont des joueurs d’expérience qui jouent dans les meilleurs clubs du monde. Ils ont aussi de jeunes joueurs qui vont leur permettre de progresser. » Il a beau avoir pris sa retraite internationale il y a trois ans, le joueur continue de suivre ses anciens coéquipiers en sélection. Mais lui reste concentré, ne voit que le match de vendredi contre Massy, à la salle Jean-Bouin. « Le niveau est là, assure-t-il. Mais il y a un problème de mental. Commencer une saison avec quatre défaites, c’est difficile. » Il sait que désormais, avec Angers Noyant, la marge de manœuvre est plus que réduite.

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