Marcel et son orchestre chauffe le Grand Unisson 0
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Publié le jeudi 03 juin 2010 par : Tribune

Catégories : Actualités

 Du jeudi 17 au samedi 19 juin, se déroule le festival du Grand Unisson à Saint-Jean-de- Ruelle. Fidèle à sa tradition festive, le festival accueille Marcel et son orchestre, samedi 19 juin à 20h30 au stade. Rencontre avec Frank Vandecasteele, le ... Du jeudi 17 au samedi 19 juin, se déroule le festival du Grand Unisson à Saint-Jean-de- Ruelle. Fidèle à sa tradition festive, le festival accueille Marcel et son orchestre, samedi 19 juin à 20h30 au stade. Rencontre avec Frank Vandecasteele, le chanteur. Pour le Grand Unisson allez-vous ne chanter que des titres de “Bon chic bon genre”, votre dernier album ? Ce sera majoritairement cet album mais aussi des titres réorchestrés. Il y aura «des classiques ». Si on ne joue pas “Où sont passées mes pantoufles”, on nous pend par les pieds! L’album est sorti l’an dernier. Avez-vous composé de nouveaux morceaux depuis ? Oui, nous avons sorti un titre “A qui cela profite” pour la compil’ La France dort et l’on a réorchestré d’anciens morceaux en acoustique. Cela nous a pris pas mal de temps avec les concerts qui se sont enchaînés jusqu’en décembre et la trêve des confiseurs. Cela a repris au printemps. Votre trêve s’est prolongée lors de la campagne des régionales avec le Front de gauche. Est-ce que cela influencera vos prochaines créations ? Oui et non. Je suis embarrassé avec la chanson rebelle et militante. En trois minutes, ce n’est qu’un éclairage et c’est ce que l’on fait déjà. Il faut trouver le fond et la forme car je n’aime pas le côté manichéen. Le genre «nous sommes les gentils et eux sont les méchants» me déplaît. Il y a déjà une sale tendance au repli communautaire dans le rap. C’est comme vouloir résumer en trois minutes le conflit israélo-palestinien, ce n’est pas possible ! Comment se passe la composition d’un album ? J’apporte des titres et les musiciens critiquent ou approuvent. Si cela ne leur plaît pas, je le fais quand même et lorsqu’ils aiment, je ne chante pas le titre. Ce serait trop simple si tout se passait comme sur des roulettes. Comment arrive-t-on à faire fonctionner un collectif aussi longtemps ? Nous nous sommes rencontrés ados ou au début de l’âge adulte, nous sommes comme des frères. Nous pouvons pousser des coups de gueule et continuer ensuite à bosser. Comment vivez-vous la crise du disque ? Nous venons d’un milieu où il y avait une contre-culture et où passer à la télé ne donnait pas de crédibilité. Maintenant, il n’y a plus vraiment de radios ni de magazines indépendants. Je ne vais pas faire la pute ! Aujourd’hui, ce ne sont plus les artistes qui gagnent de l’argent mais les portiers, ceux qui mettent la musique en ligne. Êtes-vous obligé de diversifier vos activités ? Nous sommes essentiellement concentrés sur Marcel et son orchestre car jusqu’à présent cela représentait 200 dates de concerts. Cela prend un temps fou. On va devenir brigade rouge sinon !

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