Mails Jaurès : Serge Grouard ne veut plus de toboggans ! 0
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Publié le vendredi 30 avril 2010 par : Tribune

Catégories : société

 Serge Grouard, député maire et Olivier Carré, 1er adjoint d’Orléans, ont présenté le projet de requalification des mails Jaurès, lundi 26 avril. Exit trémies et toboggans, place à un espace public à taille humaine! Avec, ...

Serge Grouard, député maire et Olivier Carré, 1er adjoint d’Orléans, ont présenté le projet de requalification des mails Jaurès, lundi 26 avril. Exit trémies et toboggans, place à un espace public à taille humaine! Avec, en bonus, des arbres, des feux tricolores et un parking...

«Un bouleversement positif.» C’est ainsi que Serge Grouard décrit son projet de requalification des mails Jean Jaurès, dont les travaux sont annoncés de fin décembre 2010 jusqu’à 2014. L’idée est simple : démolir trémies et toboggans, héritées des années 70, boulevard Jaurès. En remettant à plat les trémies et en les recouvrant d’espaces verts, il s’agit de redonner de la place aux piétons et cyclistes, via des mails boisés, sur près d’un kilomètre. «Cela ressemble presque à de la science-fiction», reconnaît Olivier Carré en contemplant les esquisses. «Nous voulons recoudre les quartiers», indique Serge Grouard, «Orléans est l’une des dernières villes à être tronçonnée par une voie à grande vitesse. C’est anachronique avec le fonctionnement de la ville. Ce projet est lié au passage du tram, à la restauration du quartier Carmes, à la transformation complète de l’hôpital et à la requalification à venir de la RN20 sud.» Sur le principe de l’embellissement d’une zone qui en a bien besoin, l’affaire semble, à-peu-près, faire l’unanimité. Problème : de nombreux habitants craignent des embouteillages monstres, un report du trafic vers les quais et les ponts déjà engorgés ainsi que davantage de pollutions. Serge Grouard se veut rassurant : «Nous avons fait des études poussées sur la circulation. Des ingénieurs et paysagistes ont travaillé. » A écouter Olivier Carré, adjoint à l’urbanisme, contrairement aux données qui figuraient dans le cadre de la révision du Plan de déplacement urbain en 2005(1), il n’y aurait plus aujourd’hui qu’à peine 40 000 véhicules par jour sur cet axe. «Le trafic diminue régulièrement au profit des autoroutes. » Le nombre de voies resterait globalement identique : trois de chaque côté du mail «plus une autre, éventuellement». Quant à l’éventualité d’un mini-tunnel, c’est techniquement impossible, plaide le maire. Autre point sensible, il est question de remplacer le pont Saint-Jean et la trémie Jaurès par des places avec des feux tricolores. Olivier Carré - qui annonce une enquête publique à l’automne - n’est pas inquiet : «quand on passe en surface, on s’arrête déjà aux feux. De Candolle à la gare, aux heures de pointe, il faudra compter 5 minutes de plus. Les feux réguleront et avec le tram il y aura moins de flux !» Le point qui divise le plus reste la construction d’un parking «de ville» sous-terrain, de 500 places, au carrefour de la rue du faubourg Madeleine et du boulevard Jaurès. «On nous parle d’embellissement mais la ficelle est grosse !», s’agace Jean- Luc Mirloup, président de l’association de défense et d’aménagement du quartier ouest d’Orléans (ADAQOO). «Le parking est le point de départ du projet ! Or si nous défendons le tram, c’est pour éviter les voitures en centre-ville...» Corinne Leveleux-Teixeira, conseillère municipale (PS), estime qu’il faut faire ce parking «bien au-delà» et prédit «une catastrophe, il faut d’abord dévier les flux». La majorité municipale se dit, elle, convaincue de la nécessité d’un parking à proximité des axes importants : «il faut du stationnement aux abords du quartier Carmes, anticiper le déménagement de l’hôpital (à La Source en 2014), les parcs relais sont saturés !» Quant à la question du coût, environ 26 millions d’euros, il se murmure pourtant dans les rangs de l’opposition qu’il s’agit d’une «illusion d’optique», n’incluant pas le montant du parking. «Faux», rétorque la Ville, «les travaux préalables sont inclus, le parking sera exploité en concession». Il reviendrait donc, «a priori», au concessionnaire de financer la réalisation des travaux. Avec la requalification des mails Jaurès, l’Arena et la rue des Carmes au programme ce vendredi à 17h à l’hôtel de Ville, le conseil municipal s’annonce agité !


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