Loiret : «300 à 350 séropositifs qui s'ignorent» 0
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Publié le vendredi 26 mars 2010 par : Tribune

Catégories : société

 2000 patients séropositifs sont suivis dans la région. A l’occasion du Sidaction, du 25 au 28 mars, le Dr Thierry Prazuck, chef des maladies infectieuses au CHRO et président de l’association Hepsilo, fait le point.       Comment évol... 2000 patients séropositifs sont suivis dans la région. A l’occasion du Sidaction, du 25 au 28 mars, le Dr Thierry Prazuck, chef des maladies infectieuses au CHRO et président de l’association Hepsilo, fait le point. Comment évolue le virus du Sida dans le Loiret ? Il y a eu 50 à 60 nouvelles prises en charge en 2009 dans le Loiret. En moyenne, il y a un flux positif de 40 patients par an. 3700 patients séropositifs sont suivis, c’est-àdire dépistés, selon le Comité de coordination régionale de la lutte contre le virus de l’immunodéficience humaine (COREVIH) Centre et Poitou-Charentes. Ils sont 2000 dans la région Centre, 750 à Orléans et Montargis. A Orléans, 23 nouveaux diagnostics ont été effectués en 2009. Combien de personnes sont séropositives sans le savoir ? Il ne s’agit que d’une estimation mais si l’on se base sur les données nationales, entre 300 et 350 personnes sont séropositives et l’ignorent dans le Loiret. C’est encore un trop grand nombre ! Sentez-vous un relâchement dans la prévention ? Par rapport à il y a 10 ans, oui. Mais le préservatif est entré dans les moeurs. Chez la population africaine, il y a encore une grande peur de faire le test, car c’est se heurter à une discrimination très forte car quelqu’un de séropositif est rejeté. Nous avons encore beaucoup de travail pour informer les gens. Si les femmes savent, elles sont suivies et vont bénéficier d’informations. Les études montrent que cela réduit fortement le risque de contamination. Hepsilo aide les séropositifs à retrouver un travail, quels sont les freins ? Cela peut être un travail qui ne correspond pas aux contraintes du traitement, même si c’est au traitement de s’adapter à la vie du patient. Il peut aussi y avoir des problèmes sociaux, une certaine fatigabilité... Nous avons mis au point un module d’informations et nous prévoyons d’aller 4 fois par an à la rencontre des salariés et des décisionnaires du monde de l’entreprise. En 2009, nous sommes allés chez Pollet Peinture à Ingré, pour informer pendant 2h. Nous allons prochainement nous rendre à la Laiterie de St-Denis de l’Hotel. Sachant que certaines entreprises ont refusé, estimant que le Sida n’était pas à l’ordre du jour... Nous aimerions vendre cette formation et que la direction du travail nous aide à rentrer dans les entreprises. Où en est la Recherche sur le vaccin? Au point mort. Pour l’instant, nous n’avons pas de solution mais il y a des pistes : mieux comprendre pourquoi nous n’arrivons pas à éradiquer le virus ? Pourquoi il réapparaît si on arrête le traitement ? Pourquoi nous ne réussissons pas à aller au coeur des sanctuaires ? Nous avançons à petits pas.

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