LLD : un marché tendu qui roule encore ! 0
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Publié le jeudi 03 juin 2010 par : Tribune

Catégories : économie

 Le nombre de véhicules étant incompressible, les entreprises font des économies en délégant cette charge, en renégociant les contrats à échéance et en optant pour la location longue durée (LLD).       Pourquoi disposer de véhicule de fonction, pl... Le nombre de véhicules étant incompressible, les entreprises font des économies en délégant cette charge, en renégociant les contrats à échéance et en optant pour la location longue durée (LLD). Pourquoi disposer de véhicule de fonction, plutôt que de rembourser les déplacements effectués avec les véhicules personnels ? Pierre-Stéphane de Lapasse, directeur administratif et financier de Bronze Alu, invoque plusieurs raisons : «le barème kilométrique administratif tient compte de la cylindrée de la voiture. Or en cas d’utilisation d’une voiture personnelle, le chef d’entreprise, ne l’aura pas choisie. Payer pour 6cv quand 4 suffiraient s’avère vite onéreux. D’autre part, certains collaborateurs pourraient être tentés de gagner de l’argent grâce à l’utilisation de leur voiture, voire de rouler dans des véhicules hors d’usage et dangereux.» Disposer d’une flotte s’avère donc raisonnable pour en maîtriser les coûts et la qualité. «Cela permet aussi une meilleure visibilité financière à moyen terme.» Les flottes automobiles ont donc encore de beaux jours devant elles et les loueurs par la même occasion. Toutefois, les temps sont durs et les contrats sont révisés à chaque échéance. Les loueurs ont donc fait en sorte d’amortir la chute en élargissant l’offre. Elle s’est donc affinée, intégrant bien-sûr la maintenance, mais aussi souvent les pneumatiques, une part d’assurance et pourquoi pas des cartes de lavage ou d’essence. Par ailleurs, il est une tendance qui s’est clairement confirmée, c’est l’allongement de la durée de location. Le constat est le même chez GE Capital Fleet Service et Warssemann : «Nous sommes souvent passés de 36 à 48 mois», explique Patrice Coulon. «Ceci a d’ailleurs bénéficié à tout le monde, poursuit Didier Huard, puisque cela a limité le nombre de véhicules d’occasion qui inondaient le marché. La période la plus critique semble être passée, puisque après que les entreprises aient freiné les investissements en voitures neuves, la LLD repart à la hausse, de l’ordre de 12%». Un chiffre qu’il faut relativiser puisqu’il est comparé à celui de 2009 déjà de forte baisse. Changer une Clio en Logan En période économique difficile, les entreprises cherchent à réduire les frais de leur parc automobile, parfois jusqu’à 15% ! Comment ? En rognant le plus souvent sur la gamme des véhicules, le nombre ne pouvant être diminué. Changer donc une Clio en Logan n’a désormais rien de choquant, même si les loueurs n’ont pas encore clairement observé le phénomène. Les dirigeants d’entreprises y songent pourtant, le plus difficile étant de convaincre le collaborateur. «La voiture reste un signe révélateur de classe sociale», observe Pierre-Stéphane de Lapasse. La France ne fait d’ailleurs pas exception à la règle, les Allemands sont tout aussi attachés à leur image. Les entreprises sont plus ou moins généreuses et doivent aussi habilement jongler entre leurs dépenses et l’image que les collaborateurs vont donner d’elles chez les clients. Voir un fournisseur rouler en grosse berline peut laisser penser que ses marges sont très confortables ! «Oui, les voitures ont baissé de une à deux gammes selon les catégories professionnelles», observe Patrice Coulon. Mais pour faire des économies, il y a d’autres méthodes. GE Capital Fleet Service a même pris les devants en constituant une équipe de consultants qui va au-devant des clients et prospects, leur proposant des solutions pouvant générer de 10 à 20% d’économie.

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