Les transactions de bureaux en baisse de 20% dans l'agglo 0
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Publié le jeudi 21 janvier 2010 par : Tribune

Catégories : économie

 L'immobilier d'entreprise sort d'une année très morose, à l'image du marché de l'habitat. BNP Paribas Real Estate, spécialisé sur le tertiaire dans l'agglo d'Orléans, enregistre une baisse de 20%, en nombre de dossiers en 2009 par rapport à 2008,... L'immobilier d'entreprise sort d'une année très morose, à l'image du marché de l'habitat. BNP Paribas Real Estate, spécialisé sur le tertiaire dans l'agglo d'Orléans, enregistre une baisse de 20%, en nombre de dossiers en 2009 par rapport à 2008, et de 40% en volume de m2 placés (neuf et ancien confondus). L'agence indépendante Arthur Lloyd, qui représente environ 90% du marché orléanais avec BNP Paribas, a rencontré, à peu de choses près, le même phénomène : «de nombreuses affaires n'ont pas abouti en raison de problèmes de financement, les dossiers sont plus difficiles. Le délai de réalisation des transactions s'allonge, de trois mois en temps normal on peut maintenant passer à cinq mois», commente Virginie Siriex, gérante de l'agence Arthur Loyd. Dans le détail, en 2008, l'agence BNP Paribas avait commercialisé 34 000 m2 de bureaux, contre seulement 22 000 m2 l'an dernier et, en moyenne, 25 000m2. «Nous retrouvons un niveau de transactions similaire à celui de 2002-2003», commente Eric Lecomte, directeur associé. «2009 reste malgré tout une année dans la norme à Orléans, avec un contexte financier perturbé, sachant que 2008 a été une année exceptionnelle. En Ile-de-France, la baisse (de 25%) a été plus violente, sinon c'est à peu près similaire dans toutes les grandes métropoles. » Avec la crise, Eric Lecomte s'attendait d'ailleurs à une année beaucoup plus difficile, «mais Orléans a toujours été un marché sain et non spéculatif», indique-t-il. En revanche, une ville comme Tours, plus positionnée sur le tertiaire que sur l'industriel, a beaucoup plus souffert en 2009 : «le mouvement habituel oscille entre 30 000m2 et 40 000m2 chaque année, là il serait à 22 000m2 en volume placé.» En ce qui concerne les locaux industriels, le marché des entrepôts supérieurs à 500m2 a souffert, à la différence des plus petites surfaces. En logistique, l'offre de locaux vacants a grossi face à une demande peu active : «sous l'effet de la crise, les ménages consomment moins et il n'y a pas eu de rechargement des stocks et les entreprises ont fait le choix de rationaliser», souligne Eric Lecomte. Son agence a toutefois réalisé une belle opération, au printemps 2009, avec l'installation de la direction régionale de Pôle Emploi sur 4000m2 dans l'immeuble Plaza, sur l'îlot de la Râpe. Les perspectives en 2010 ? «Le marché du tertiaire semble bien démarrer même si nous ressentons une légère baisse des nouvelles demandes», estime Eric Lecompte, sachant qu'il y a une pénurie d'offre de bureaux supérieurs à 500m2 en centre-ville d'Orléans. Le Molière, en face de l'îlot de la Râpe sera le seul immeuble neuf livré cette année à Orléans, hormis le programme prévu au second semestre sur le parc d'activité du Moulin. Il s'agit d'un immeuble aux normes environnementales, sur cinq niveaux avec terrasse accessible, trois niveaux de parking et, sur chaque niveau, un plateau de bureau divisible de 508 m2. Un candidat est déjà sur les rangs pour une partie de l'immeuble livré en juin 2010... «Les investissements sont freinés mais on voit des entreprises qui font de la croissance. Il faut être confiant, on a d'ailleurs une demande qui se réveille !», confirme Virginie Siriex. Selon la spécialiste, les clients analysent davantage leur transaction: «le prix est devenu essentiel pour les entreprises, ainsi que le coût des charges et la proximité des transports et des restaurants. » Côté prix justement, les loyers restent relativement stables. En centre-ville, entre 140 et 150€ le m2 (HT et hors charges par an) en neuf, et en moyenne entre 110 et 120€ le m2 pour des locaux en seconde main. En périphérie, les loyers se situent dans une fourchette de 115 à 135€ en neuf, entre 90 et 110€ dans l'ancien. «En moyenne, le centreville c'est 110€, 95€ la périphérie», résume Eric Lecomte.

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