Les rapaces reviennent dans le ciel de Touraine 0
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Publié le jeudi 12 novembre 2009 par : Tribune

Catégories : environnement

 Des buses posées sur les poteaux d'autoroute, des faucons crécerelles qui font le Des buses posées sur les poteaux d'autoroute, des faucons crécerelles qui font le "Saint-Esprit" au-dessus des prairies, des faucons pèlerins qui reviennent en nombre après avoir été décimés par la pollution au DDT à la fin de la Seconde Guerre Mondiale... Décidément, les rapaces n'en finissent plus de reconquérir de nouveaux territoires -et notamment la Touraine. « Auparavant ces espèces étaient chassées et braconnées. Mais depuis les années 70 la législation française les protège », explique Jean-Michel Feuillet, animateur spécialisé de la Ligue de Protection des Oiseaux. « Par conséquent, certaines espèces reviennent ». Ainsi le balbuzard pêcheur, disparu pendant plusieurs décennies, niche de nouveau dans la région Centre. Avec son environnement paisible et ses différents milieux - massifs forestiers, plaines, champs agricoles, etc- la Touraine réunit les conditions idéales pour accueillir ces oiseaux. Parmi les espèces les plus répandues de la région se trouvent les buses et les éperviers. « Le faucon pèlerin est aussi de retour, un couple a même élu domicile en haut de la cathédrale de Tours ! », note Jean-Michel Feuillet. Plus rare, des balbuzards pécheurs nichent dans le nord de Langeais, ou encore des circaètes Jean Le Blanc en forêt de Chinon. Le nombre de busards cendrés est stable, et au total, une dizaine d'espèces environ sont représentées. Avec des effectifs variables, qui changent selon les saisons et les circonstances. « Ce sont des indicateurs de biodiversité », explique Jean-Michel Feuillet. « La réapparition de ces oiseaux signifie qu'ils trouvent davantage de proies comme les rongeurs par exemple, plus nombreux et moins atteints par les pesticides ». Pour Guillaume Favier, de la Fédération des Chasseurs d'Indre-et-Loire, ce retour s'explique car « autrefois, les rapaces étaient considérés comme nuisibles, et chassés par certains. Ce n'est plus le cas, et ils ont repris leur place ». Aujourd'hui si les rapaces sont généralement préservés, il reste encore quelques rares, mais regrettables exceptions. Du côté des chasseurs, le sujet semble tabou. « Certaines espèces sont toujours mal perçues », explique Jean-Michel Feuillet. « Malgré la disparition de la plupart des pièges, le braconnage existe encore parfois ». Francis Cohu, fauconnier, argumente dans le même sens : « quelques individus les chassent toujours, même dans notre région. Ils leur arrive d'ailleurs de s'en vanter. Ils apprécient le tir aux rapaces et certaines fédérations le réclament ». Pourtant, comme le rappelle ce spécialiste, la présence de ces oiseaux est £primordiale: « ils éliminent les espèces parasitées, tenant le rôle de régulateur ». J. P

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