Les quartiers s'ouvrent aux propriétaires ! 0
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Publié le jeudi 03 juin 2010 par : Tribune

Catégories : société

 Les résidences de l’orléanais - oPH d’orléans, premier bailleur de l’agglo, s’apprêtent à vendre, dès cet été, 39 appartements à des locataires dans le quartier de La source. objectif : diversifier l&rsq...

Les résidences de l’orléanais - oPH d’orléans, premier bailleur de l’agglo, s’apprêtent à vendre, dès cet été, 39 appartements à des locataires dans le quartier de La source. objectif : diversifier l’habitat et favoriser l’accession au logement.

Les locataires peuvent désormais acheter dans le parc HLM ! Les résidences de l’Orléanais – OPH d’Orléans commercialisent 39 appartements le 11 juin prochain, du F2 au F4 avec quelques F5, répartis dans deux petits immeubles au n° 9 rue Léopold Sédar Senghor et 4 rue Jean d’Aulon, quartier La Source à Orléans. Une première, ou presque, à Orléans. Seule l’immobilière Valde- Loire (IVL, groupe 3F) a déjà commencé à vendre des logements HLM à des locataires en juillet 2009 : 20 maisons quartier St-Marceau sont commercialisées, 48 pavillons rue Robert Desnos et deux immeubles à La Source... «Cela fonctionne très bien», confiet- on chez Square Habitat, chargé des ventes, «à St-Marceau, le taux de réussite est de 80%». L’opération des résidences de l’Orléanais s’inscrit dans le prolongement de la loi Molle, de mobilisation pour le logement et de lutte contre l’exclusion et, surtout, du rapport parlementaire “Carré” qui préconise la vente annuelle d’1% du parc de logements sociaux «pour atteindre les ratios des autres pays européens». «L’idée c’est que des locataires du secteur deviennent propriétaires. Eux ou leurs parents, leurs ayants-droit... Je pense aux habitants attachés à La Source, aux jeunes primo-accédants qui ont leurs parents pas loin», explique Olivier Carré, député (UMP) et 1er adjoint en charge de l’urbanisme à Orléans. La mixité de l’habitat est le second élément moteur. Dans le cadre du Grand projet de ville (GPV) à La Source, la municipalité explique qu’environ 400 logements vides «où personne ne voulait habiter» ont été démolis pour être reconstruits et remis à neuf. «Il n’y a pas beaucoup de programmes ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine) à avoir placé la barre aussi haut !», se félicite Olivier Carré. Les logements sont ainsi passés de la norme thermique F à la norme C. Les prix s’affichent comme abordables : 1300€ à 1600€ le m2 entièrement refait à neuf, soit des logements vendus entre 60 000€ et 140 000€. «C’est le prix sur la “dalle”, sachant que le prix de l’ancien oscille entre 2000€ et 2500€ à Orléans», souligne Olivier Carré, citant la fourchette plutôt haute. L’ancienneté dans le parc des locataires intéressés sera prise en compte, avec «au maximum» 30% de décote. Une vingtaine de locataires du secteurs ont déjà fait savoir qu’ils étaient intéressés : «Nous espérons les premières installations au printemps 2011», souligne Olivier Carré, «le programme concerne 200 logements, nous commençons par une petite cinquantaine dans une première tranche, mais nous pourrons aller jusqu’à 400». D’abord réticent, Michel Ricoud, conseiller municipal d’Orléans (PCF), conseiller général et porte-parole de la Confédération Nationale du Logement (CNL) dans le Loiret, salue aujourd’hui l’initiative. Mais il émet plusieurs réserves : «il ne faudrait pas qu’on ampute le parc de l’OPH alors que la demande est très soutenue(1). Je crains que les 200 logements mis en vente, mêmes s’ils sont reconstruits, raréfient l’offre. Et j’en ai assez qu’on ne développe l’accession sociale qu’à La Source, il faut agir partout !», s’agace-t-il, en référence aux sept communes de l’agglo qui ont toujours moins de 20% de logements sociaux (lire n° 158). Olivier Carré dénonce «une vision malthusienne» et assure que chaque vente engendrera une reconstruction de logement social. La vente en bloc de certains immeubles à des investisseurs privés n’est toutefois pas exclue : «C’est une possibilité, j’attends de voir. En aucun cas les ventes se feront à des investisseurs qui referaient du locatif ensuite. Il s’agit d’attirer des gens à La Source, cela fait 30 ans qu’il n’y avait pas eu de permis de construire pour des accédants !» L’opération sera-t-elle étendue aux autres quartiers ? «Nous voulons développer l’accession sociale en construisant de nouveaux logements à l’Argonne, pour ramener des gens dans la ville.» Et ainsi lutter contre l’étalement urbain. (1) la Maison de l’habitat recense actuellement 3700 demandes de logements sociaux en souffrance dans l’agglo.


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