Les meilleures sabreuses visent le Zénith d'orléans 0
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Publié le vendredi 05 février 2010 par : Tribune

Catégories : Actualités

 La Coupe du Monde de sabre dames s’arrêtera à Orléans pour la 12ème année consécutive les vendredi 5, samedi 6 et dimanche 7 février. Organisée par le Cercle d’Escrime Orléanais (CEO), cette épreuve rassemblera les meilleures sabreuse... La Coupe du Monde de sabre dames s’arrêtera à Orléans pour la 12ème année consécutive les vendredi 5, samedi 6 et dimanche 7 février. Organisée par le Cercle d’Escrime Orléanais (CEO), cette épreuve rassemblera les meilleures sabreuses du circuit international. «Surtout que depuis 2006, nous faisons partie des cinq villes au monde qui organisent un Grand Prix, les plus prestigieuses manches de la Coupe du Monde», se félicite Bruno Rouillé, président du CEO. Sur les 14 épreuves de Coupe du Monde, les Grands Prix, avec leur coefficient double, sont très prisés par les escrimeurs. Ainsi, cet événement accueille 110 participantes, de 27 nations différentes. Parmi celles-ci, il y aura huit athlètes française, dont trois Orléanaises : Cécilia Berder, Marion Stolz et Laura Reguigne. Les éliminatoires de la compétition se dérouleront au palais des sports, le vendredi et le samedi après-midi. Les finales, à partir des quarts, auront lieu au Zénith, samedi dès 20 h. «L’année dernière, la compétition avait élu domicile au Zénith pour la première fois. Et cela a tellement bien fonctionné que nous avons décidé de renouveler l’expérience», annonce le président du CEO. Dimanche, une manche par équipes se tiendra au Palais des Sports. L’organisation de cette Coupe du Monde coûte environ 100 000 euros, dont une large part est prise en charge par les Collectivités, le reste provenant des partenaires, de la billetterie et des inscriptions. «Cette épreuve est coordonnée à 100% par une centaine de bénévoles. Notre priorité est que tout le monde trouve du plaisir, dans une bonne ambiance», annonce Bruno Rouillé. Pour y parvenir, les finales individuelles du Zénith seront introduites par un spectacle. Ayant fédéré plus de 6 000 spectateurs en 2009, l’épreuve orléanaise a obtenu la Lame d’Or de la plus belle compétition d’escrime française. Même si cet événement est majeur pour Orléans, l’escrime et particulièrement le sabre n’est pas régi par l'argent. Les sabreuses finalistes n'empocheront d'ailleurs que quelques centaines d’euros pour leurs performances (800€ pour le vainqueur). Malgré cela, 23 des 25 meilleures escrimeuses mondiales seront présentes pour aller chercher les 64 points attribués à la gagnante de l’épreuve. La favorite est l’Américaine, Mariel Zagunis, championne du monde 2009, double championne olympique (2004-2008) et tenante du titre de la compétition orléanaise. Mais la concurrence risque d’être rude et les outsiders se verraient bien déjouer les pronostics. Carole Vergne (n°6 mondiale), leader de l’équipe de France et médaille de bronze aux derniers championnats du monde, peut notamment espérer succéder à la dernière gagnante tricolore de l’épreuve : Anne-Lise Touya en 2006. Les jeunes orléanaises, Cécilia Berder, 20 ans, et Marion Stolz, 19 ans, seront également à l'affût. Le Cercle d’Escrime Orléanais possède une jeune équipe de sabreuses très prometteuses. Le club compte dans ses rangs deux athlètes classées parmi les 100 meilleures du monde : Cécilia Berder (n°46) et Marion Stolz (n°90). «Orléans sera ma première compétition internationale de la saison mais je ne me fixe pas de limites. Je verrai bien comment je suis, et advienne que pourra», témoigne Cécilia Berder. Celle-ci peut légitimement espérer se faire remarquer car elle reste sur une bonne dynamique de deux podiums nationaux (championne de France 2008 et vice championne de France 2009). Son équipière et meilleure amie, Marion Stolz, souhaite surtout acquérir de l’expérience. Étant encore junior, sa saison est bien entamée et Marion est affûtée. «Mais je ne veux pas me tromper d’objectif. Je mise surtout sur ma saison junior, avec les championnats de France qui auront lieu début mai, car j’aimerais remporter le titre, pour moi et aussi pour le club.» Relâchées et sans pression, les jeunes orléanaises chercheront à montrer que le CEO n’est pas juste un organisateur chevronné... mais, surtout, un participant ambitieux.

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