Les diplômés s'en sortent mieux face à la crise 0
Publié le jeudi 05 novembre 2009 par : Tribune
Dans ce contexte économiquement difficile, les diplômés s'en sortent mieux avec un CAP et un bac +5 que sans diplôme. «Plus on est diplômé moins l'on reste au chômage », insiste Sylvie Hauchecorne, chef du service académique d'informations et d'orientation. Les professionnels de l'orientation dressent un constat : aujourd'hui, seule la qualification permet l'insertion. «Ceux qui sont sans diplôme sont obligés de passer par une formation avant d'espérer un emploi», ajoute Brigitte Cazauran, responsable du centre d'information et d'orientation d'Orléans. Des secteurs sont cependant plus demandés que d'autres comme l'artisanat et l'hôtellerie-restauration. Les domaines médicaux et paramédicaux, les services à la personne offrent également des postes à la sortie des formations. Pour les services à la personne, les BEP carrières sanitaires et sociales ont ainsi la cote. Malgré l'agitation de la sphère économique, le secteur bancaire et de l'assurance recrute encore. Les BTS banque et assurance ainsi que négociation relation client sont très recherchés. «Il s'agit de profils bac + 2 pour des postes de conseillers», observe Céline Dabin, informatrice au centre régional d'information jeunesse (CRIJ) d'Orléans, «les contrats en alternance offrent aussi de bons taux de placements dans ce domaine.» Même dans l'informatique, les webmasters et les ingénieurs avec des diplômes bac +3 à bac + 5 restent demandés. Les écoles de commerces placent encore bien leurs recrues. «Un peu moins rapidement qu'avant», nuance Céline Dabin. «Il n'y a que la fonction publique qui ne recrute pas par décision du gouvernement. Dans 5 ou 10 ans, on va pourtant manquer de professeurs et d'instituteurs. » Au niveau de l'université d'Orléans, Youssoufi Touré, vice-président, indique que «toutes les filières en lien avec le monde économique trouvent un emploi facilement : les IUT, l'école d'ingénieur, les licences professionnelles d'économie-gestion mais aussi les langues étrangères à la faculté de lettres.» Même constat au niveau du centre d'information jeunesse, les étudiants ont des débouchés mais «pas forcément dans leur domaine s'ils ont une formation trop générale.» Des secteurs comme la recherche pourraient s'avérer bientôt porteurs même s'ils n'attirent pas les jeunes actuellement. «Dans 10 ans, 30% des chercheurs partiront à la retraite», affirme Youssoufi Touré. Même si le diplôme est un rempart contre la crise, les femmes s'insèrent moins facilement dans l'ensemble «car elles sont souvent attirées par des secteurs moins porteurs», constate Sylvie Hauchecorne qui compte lancer une campagne “Ingénieur au féminin” l'année prochaine. Pour l'heure, le leitmotiv des acteurs de l'orientation est : la qualification. Votre tribune
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