Les cours d'eau de l'agglo victimes de pollutions à répétition 0
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Publié le jeudi 24 septembre 2009 par : Tribune

Catégories : environnement

 Alors que la préfecture d'Indre-et-Loire vient de lever l'interdiction des usages de l'eau dans la petite Gironde et la Choisille, au nord de Tours, l'accident de la route qui a provoqué une grave pollution dans ces deux rivières a plongé Antoine... Alors que la préfecture d'Indre-et-Loire vient de lever l'interdiction des usages de l'eau dans la petite Gironde et la Choisille, au nord de Tours, l'accident de la route qui a provoqué une grave pollution dans ces deux rivières a plongé Antoine Reille, le vice-président du syndicat de la Choisille dans la consternation : « le 9 septembre dernier, une cuve remorquée par un camion a été percée, 1 000 litres de soude, un produit extrêmement toxique destiné au nettoyage des cuves à vins, se sont déversés dans la petite Gironde puis dans la Choisille via les réseaux d'eau pluviale. C'est la première fois qu'un tel incident se produit... Mais, ça tombe mal car on est en pleine période d'étiage et ça a mis beaucoup de temps à se diluer ». Conséquence, on a relevé 80% de mortalité pour la faune alors que les effets sur la végétation seront mesurables au début du mois d'octobre... D'ores et déjà, on sait que les dégâts environnementaux sur la Choisille sont importants, « alors qu'on a entamé un travail de restauration de cette rivière où l'on peut encore retrouver des truites naturelles, qui sont très sensibles à la pollution... » La Choisille, comme les autres cours d'eau de l'agglomération tourangelle, n'est pas à l'abri des conséquences d'un accident de la route impliquant des produits toxiques. Pour Michel Durand, le président de la SEPANT, un collectif d'associations écologistes, « ce n'est pas normal que ce type de produit se déverse dans le milieu naturel via le réseau d'eau pluviale ! D'autant plus qu'il existe déjà d'autres sources de pollution ». Les plus connues sont les nitrates et les pesticides... « Ces derniers ont beaucoup baissé en amont de Tours », précise Michel Durand. Pour les nitrates, provenant essentiellement de l'agriculture et de la production viticole, «la plupart des cours d'eau sont touchés même si les habitudes des agriculteurs évoluent », explique Daniel Brunet, chargé d'intervention en Indre-et-Loire pour l'Agence de l'eau. Il faudra de tout façon que les cours d'eau soient en bon état en 2015 : une directive européenne l'impose... Le problème, c'est de bien relever les taux de nitrates et autres pesticides. « La pollution des cours d'eau est parfois difficilement mesurable, elle est plus rapide, elle passe en vague... Et si on fait des mesures après le passage de cette vague, on va retrouver des concentrations diluées ». Les nitrates, les pesticides, les produits industriels, la pollution urbaine, sont des pollutions connues et régulièrement mesurées... Il n'en va pas de même pour les micro-pollutions provenant des molécules issues des médicaments... « Après la pollution traditionnelle, on s'attaquera à ces molécules, précise Daniel Brunet... On va sûrement s'apercevoir qu'elles sont dangereuses, ça va nous faire encore du travail pour trente ans ! » Antoine Geslin

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