Les commerçants du centre-ville attendent toujours le printemps 0
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Publié le vendredi 16 avril 2010 par : Tribune

Catégories : société

 COMMERCES // Le centre-ville de Tours subit de plein fouet la frilosité des consommateurs. Le bilan 2009 est mauvais, et 2010 ne s'annonce pas mieux.        Dix mois sur douze négatifs.» Selon l'Ucat (Union commerciale et artisanale de Tours), le... COMMERCES // Le centre-ville de Tours subit de plein fouet la frilosité des consommateurs. Le bilan 2009 est mauvais, et 2010 ne s'annonce pas mieux. Dix mois sur douze négatifs.» Selon l'Ucat (Union commerciale et artisanale de Tours), les résultats 2009 des magasins du centre-ville tourangeau ont « senti passer l'orage », même si la casse a été limitée en décembre. Pour Jean-Jacques Hebras, président de l'Union, « seuls les marchés de niche ont su tirer leur épingle du jeu ». Il faut dire que les commerçants n'ont pas eu la chance de leur côté, cette année. Les très attendus soldes d'hiver n'ont pas rencontré « le succès escompté », en raison d'une météo très défavorable. Par ailleurs, un récent sondage établi à la demande de la Fédération nationale de l'habillement montre que le consommateur ne plébiscite ni les très controversés soldes flottants (60,9%), ni la multiplication des promotions, préférant un prix plus juste toute l'année sans rabais (66,4%). Pour Jean- Jacques Hebras, le bilan de cette nouvelle génération de promotions flottantes est très simple : « trop de soldes tue les soldes ». Les commerçants ont patiemment fait « le dos rond » et attendent que les clients reviennent. Ceux-ci ont t-ils boudé l'hypercentre au profit de la périphérie ? C'est possible car, malgré la crise, « le mastodonte Ikéa a fait une bonne année », constate t-on à l'Ucat. Pas folle, l'Union a même mené, cette année, une opération marketing en offrant une heure de stationnement dans le centre-ville auprès de la clientèle du géant suédois. Dans la décoration et l'ameublement, les commerçants constatent que « les clients sont plus raisonnables que par le passé ». Edith Piat, responsable du magasin de design contemporain Atemporel, fait les frais de cette frilosité : « depuis quelques mois, les clients poussent la porte mais ils achètent moins. Même la clientèle de produits haut de gamme est réticente. Face à cette légère baisse des ventes on est obligé de moins commander ». Et qui dit baisse de l'approvisionnement, dit offre plus restreinte. Côté habillement, les ventes ne sont pas non plus au rendez-vous. Le gérant d'un magasin de vêtements masculins de gamme traditionnelle du centre-ville témoigne : « Le chiffre d'affaires a chuté de - 2,40 % de 2008 à 2007, de - 11,5 % de 2008 à 2009, mais ce début d'année s'annonce plus encourageant. Je constate une baisse non pas dans la qualité de la demande ni de celles des produits, mais une diminution de fréquentation des clients dans leur ensemble. "Wait and see" semble être la devise de mise du côté des consommateurs. Une attitude de crainte qui s'établit bien souvent pour des raisons beaucoup plus psychologiques que réellement financières ». Et comme si cela ne suffisait pas, les commerçants se disent également « très inquiets » des débuts des travaux du tramway. Jean-Jacques Hebras, président de l'Ucat, prend pour exemple les précédents ou actuels chantiers des villes d'Orléans, du Mans et d'Angers : « parfois, le tracé des commerçants effectivement indemnisés ne prenaient en compte que les rues où se déroulaient les travaux, et pas les rues adjacentes ! », cite le président de l'Union, qui s'inquiète aussi du calendrier des opérations. « On ignore quand les travaux commenceront, mais le problème, c'est que les commandes passées aujourd'hui nous seront livrées dans un semestre. Comment savoir si on doit ou non commencer à limiter nos stocks ? » Claire Robin

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