Les collectivités aux avants postes de la croissance verte 0
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Publié le jeudi 25 février 2010 par : Tribune

Catégories : économie

 Les groupements de professionnels se mettent aussi au green business. Il convient de mentionner Bio Centre, association qui fédère et structure la filière biologique (25 000 ha cultivés en Région Centre). Elle revendique une croissance de 25% des... Les groupements de professionnels se mettent aussi au green business. Il convient de mentionner Bio Centre, association qui fédère et structure la filière biologique (25 000 ha cultivés en Région Centre). Elle revendique une croissance de 25% des ventes pour la seule année 2008 et prétend à juste titre «être un levier de développement pour les industries ago-alimentaires». Il n'y a pas que des TPE et des PME dans le développement durable. Les multinationales, quoi qu'on en dise et quelle que soit l'image des «faiseurs d'énergies traditionnelles», EDF, GDF-Suez ou Total dépensent des millions d'euros dans la recherche pour les énergies de demain, participant ainsi en première ligne au développement du green business. Les collectivités donnent elles aussi le ton. Exemple modeste, mais significatif, avec Montargis qui a mis en service ses premiers véhicules électriques fabriqués par l'entreprise locale FAM Automobile. A Orléans, Le logisticien Deret a présenté l'automne dernier sa flotte de véhicules propres de livraison urbain. La ville d'Orléans quant à elle, a choisi pour son chauffage urbain la production d'énergie issue de la biomasse à La Source. La construction d'une chaufferie au bois est en projet à l'horizon 2012, avec l'objectif qu'au moins 50% de la chaleur consommée soit d'origine naturelle et que baissent du même coup les émissions de gaz à effet de serre. Grands projets aussi au BRGM à Orléans. Citons la création, pour la rentrée prochaine, de l’École Nationale d’Applications des Géosciences pour la formation des géologues et ingénieurs de demain, capables de découvrir et de maîtriser les énergies propres et innovantes du futur. Citons également son travail sur la captation et l'enfouissement du CO2 en couches géologiques profondes. Pour être complet, parlons de la recherche appliquée à la géothermie. Cette dernière se fait en lien étroit avec les industriels et commerciaux euxmêmes, comme France Géothermie, installée à St Pryvé St Mesmin. Ajoutons la communauté d'agglomération Orléans Val de Loire, qui a encore récemment lourdement investi dans son usine de traitement des ordures ménagères à Saran, et qui achève la construction la nouvelle station d'épuration à La Source et la rénovation de celle de l'Ile Arrault. Enfin, la Région Centre a également développé des moyens d'accompagnement de cette économie nouvelle, comme le rappelle Agnès Thibal, élue en charge du sujet. «La Région accompagne certaines filières comme celle des écomatériaux, et crée des formations professionnelles dédiées (licence pro "installation solaire" ou diplôme de maintenance d'aérogénérateur)». Ironie du sort, c'est sur l'ancien site de production automobile MATRA de Romorantin que se pratique désormais la déconstruction automobile, et c'est sur l'aéroport de Châteauroux que se pratique aussi la déconstruction aéronautique, une filière on ne peut plus écolo ! Mais tout n'est pas si simple... Grandes ou petites, les entreprises les plus audacieuses s'engagent dans la voie de l'écologie qui semble toute tracée mais qui reste encombrée de très nombreux freins administratifs. Les chefs d'entreprises le disent clairement : «la volonté d'avancer n'est pas toujours suivie des faits. L'engagement dans un projet innovant est sans cesse contraint par une inconnue qui vient gripper la mécanique.» Ainsi les études durent des semaines, voire des années. C'est le constat que fait aussi Jérôme Billerey, patron d'Aérowatt, producteur indépendant d'électricité à partir des énergies éolienne et photovoltaïque. L'entreprise est rompue à l'exercice qu'elle pratique en métropole et outre mer depuis vingt-cinq ans. «Nous recherchons des terrains, explique Jérôme Billerey, faisons les démarches administratives, les études techniques et les recherches de financements avant de construire et d'exploiter les sites.» Aérowatt investit ses propres deniers et dispose ainsi d'un portefeuille de projets de plus de 1.600MW en éolien et en solaire et s'est fixé un objectif de capacité installée de 400 MW d'ici la fin 2013. Un engagement d'autant plus louable que même si les collectivités affichent un enthousiasme de bon aloi, elles ne prennent pas toujours les chemins les plus directes pour avancer. La Région Centre elle-même n'est pas exemplaire, selon son futur schéma régional de l'éolien, 80% de la surface ne seraient pas exploitables à cette fin. Alors c'est vers les bâtiments comme les entrepôts du logisticien Alloin à Bourges, que se tourne Aérowatt qui y installe 6 000 m2 de panneaux photovoltaïques !

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