Les chasseurs ne connaissent pas la crise 0
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Publié le jeudi 10 septembre 2009 par : Tribune

Catégories : environnement

 L'ouverture de la chasse au petit gibier, dimanche 27 septembre, ne risque pas de manquer de fusils. La crise n'a pas fait diminuer le nombre de chasseurs ni baissé le prix des actions de chasses dans le département. La fédération des chasseur...

L'ouverture de la chasse au petit gibier, dimanche 27 septembre, ne risque pas de manquer de fusils. La crise n'a pas fait diminuer le nombre de chasseurs ni baissé le prix des actions de chasses dans le département. La fédération des chasseurs du Loiret le confirme en indiquant qu'elle compte 22 000 chasseurs. La baisse du nombre de licenciés s'est calmée dans le département. «Nous avons stabilisé le renouvellement », explique Pascal Drouin, le président de la fédération, «le permis se passe maintenant à n'importe quel âge». Même les femmes, toujours minoritaires, ont leur association dans le département. L'arrivée à ce loisir reste essentiellement familiale mais pas seulement, le côté “nature” attire les plus jeunes. Dernièrement, la chasse à l'arc s'est développée. «Elle prélève peu de gibier et permet de chasser en zone périurbaine et sur les îles de Loire», ajoute André Lutun, directeur de la fédération. La plupart des chasseurs commencent tous par la chasse au petit gibier, selon les membres de la fédération, «ils viennent au grand gibier lorsqu'ils ont une plus grande carrière de chasseur». Un constat partagé par l'association des Jeunes chasseurs du Loiret, fondée il y a 5 ans avec pour but de faciliter l'accès de la chasse aussi bien dans ses différents modes mais aussi sur le plan financier. Même si le prix des chasses est un tabou en Sologne, cela ne veut pas dire que la chasse soit inabordable. «Cela a un coût, c'est comme les sports automobiles, il y en a pour tous les budgets », commente Laurent Thariot, président de l'association des Jeunes chasseurs du Loiret, «tout dépend des moyens qu'on y met».

Selon lui, pour un équipement de base, il faut compter au minimum 130€ pour le permis et 120€ pour une carte de chasse communale. Soit près de 250€ si l'on ajoute quelques cartouches. Pour un fusil, cela démarre à 400€. À la fédération, on indique le même ordre de prix de base auxquels s'ajoute l'assurance disponible à la fédération dès 17€. Mais c'est dès que l'on chasse le gros gibier que l'on regarde les actions de chasse car les prix sont plus conséquents : «2000€ à 3000€, c'est courant», indique le président de la fédération des chasseurs du Loiret «mais cela donne le droit d'amener un invité». Un prix qui peut décourager les plus jeunes mais qui n'est pas un frein car la fédération et l'association des jeunes chasseurs les font bénéficier d'invitations sur ces chasses. Le plus coûteux reste la chasse à courre qui nécessite l'achat de la vénerie (les chiens). Et là encore, «le budget le plus important, c'est pour le veneur !», s'amuse Pascal Drouin, «pour des chasses à courre au lièvre, cela nécessite une quinzaine chiens. Tout le monde n'a pas les moyens d'avoir un cheval. Cela peut se pratiquer à pied ou à vélo».

Les propriétés de Sologne appartenant à de riches parisiens, un mythe ou une réalité ? Difficile à dire, indique pour sa part Laurent Thariot, mais du côté de la fédération des chasseurs, on confirme que la Sologne demeure toujours très prisée et que l'on voit beaucoup de grosses propriétés clôturées. «Il y a des populations d'animaux qu'on laisse grossir à certains endroits, le cloisonnement pose souci lorsque les animaux traversent les routes. Il y a des problèmes de sécurité routière», indique-t-on à la fédération où l'on a vu la région connue pour son petit gibier devenir une réserve de grand gibier. «La Sologne s'est enrichie grâce à la chasse; Il y a quelques années, des restaurateurs nous appelaient pour demander d'avancer les dates d'ouvertures.» Cette année, fin septembre, les chasseurs partiront chasser le faisan.


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