les chasseurs à la recherche du petit gibier 0
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Publié le mercredi 02 septembre 2009 par : Tribune

Catégories : environnement

 A quelques jours de l'ouverture de la chasse (à partir du dimanche 20 septembre), les chasseurs d'Indre-et-Loire s'attendent encore une fois à une belle saison pour le gros gibier... Mais, elle sera plus difficile en ce qui concerne le petit gibi... A quelques jours de l'ouverture de la chasse (à partir du dimanche 20 septembre), les chasseurs d'Indre-et-Loire s'attendent encore une fois à une belle saison pour le gros gibier... Mais, elle sera plus difficile en ce qui concerne le petit gibier. « Nous avons eu un printemps assez pluvieux et un été variable, conséquence la reproduction pour les perdrix et autres faisans a été plus difficile, explique Jean Abarnou, le président de la fédération départementale de la chasse. L'autre problème, c'est le mode de culture, on est passé en monoculture et l'animal ne peut ni se nourrir ni se cacher. Il faut prendre des mesures de gestion comme pour le grand gibier. La perdrix notamment est en danger car plus sensible à l'environnement.

Or, si on maitrise les prélèvements, la population augmentera. » On ne voit également plus beaucoup de lapins en Touraine, « décimés par la maladie ». Par contre, on trouve de plus en plus de lièvres car des quotas ont été mis en place depuis deux ans. En matière de gestion de la faune tourangelle, les chasseurs sont donc en première ligne : « nous sommes passés d'une chasse récolte à une chasse gestion, précise Jean Abarnou. C'est désormais intégré : il y a de moins en moins de chasseurs-consommateurs ». Il y a d'ailleurs de moins en moins de chasseurs tout court. Ils sont environ 18 000 en Indre-et-Loire, un chiffre en légère baisse tous les ans. A la fédération départementale de la chasse, on explique ce phénomène par une désaffection des jeunes « qui viennent de moins en moins à la campagne ». Pourtant, en Touraine, « nous avons une belle diversité d'espèces », souligne Jean Abarnou. La Touraine est ainsi le 1er département français en prélèvement de cerfs, « un quota de 3000 cerfs est attribué chaque année pour une population estimée à 12 000. Le cerf est à l'origine de la moitié des dégâts sur le département, il piétine et mange le blé et le maïs. L'autre moitié, ce sont les sangliers. 5 500 ont été tués lors de la saison 2008- 2009 et on estime leur nombre à trois fois plus ». Le sanglier a été la cible de toutes les attentions ces dernières années, du fait de sa prolifération. On en retrouve notamment beaucoup dans le nord du département, « c'est une espèce difficile à gérer, explique Jean Abarnou. En effet, un sanglier peut faire 30 kilomètres dans la nuit pour aller se nourrir. Mais, c'est aussi un animal très recherché par les chasseurs. Il est rusé, ça rajoute de l'adrénaline ». La mobilisation générale autour de la prolifération du sanglier semble aujourd'hui porter ses fruits... Leur nombre a en effet chuté de 20% par rapport à l'année dernière, « et chaque année, une centaine de battues administratives sont organisées ». Enfin, en matière de grand gibier, on retrouve aussi des chevreuils en Touraine. Là aussi, des quotas ont été mis en place -6334 cette année pour une population estimée à trois ou quatre fois plus. A noter également une spécificité tourangelle : le gibier d'eau très présent parce qu'il y a un nombre importants de cours d'eau, « il s'agit à 90% de canards colverts ». En définitive, cette politique de maitrise de la faune et de mise en place de quotas a considérablement fait évolué la pratique de la chasse. Aujourd'hui, la chasse à billebaude (deux ou trois chasseurs au petit gibier) tend à disparaitre au profit d'une pratique collective, plus organisée, avec des places assignées. Une pratique qui permet à la fois de répondre aux exigences de gestion du gros gibier, mais qui permet aussi de limiter les accidents trop nombreux dans le passé. Environ 160 accidents de chasse se produisent chaque année en France... La Touraine en dénombre un à deux par an.

Antoine Geslin


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