« Le marché de l'immobilier d'entreprise est une vraie valeur refuge » 0
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Publié le jeudi 23 février 2012 par : Tribune

INTERVIEW Le marché de l'immobilier d'entreprise ne connaît pas la crise. Connaissant une croissance régulière, le secteur dans le département concerne particulièrement les immeubles de bureaux et les locaux d'activités. Retour sur la tenue de ce marché avec François Pillot, président de la Commission immobilier d'entreprises de la FNAIM de l'Indre-et-Loire et directeur d'Artprom à Tours.

prévisualisation non-disponibleQuel est le rôle de la FNAIM 37 pour le secteur de l'immobilier d'entreprise ?

Aujourd'hui, la FNAIM regroupe en commission tous les cabinets spécialistes de la vente et de la location d'immeuble de bureaux et de locaux d'activités, soit sept cabinets sur l'Indre-et-Loire. Cela exclut l'habitat et le commerce. Il faut noter que près de 80% de l'activité départementale du secteur est concentrée sur l'agglomération tourangelle.


Quelle est l'évolution du marché de l'immobilier d'entreprise sur le département ?

En 2011, il a été transacté 27 500 m2 de bureaux et 45 500 m2 de locaux d'activités. Cela correspond à peu près aux chiffres de 2010. C'est donc tout à fait correct. Et le marché de l'immobilier d'entreprise est un marché qui varie peu d'une ville à l'autre, si on exclut Paris et Lyon qui sont à part. Donc la ville de Tours s'intègre dans le cadre d'un marché national, assez homogène, qui connaît peu de variations de prix ou sinon très pondérées. Je dirais même que depuis dix ans, le marché est resté stable et qu'il a progressé sagement de 3 à 4% par an.

 

Du neuf ou de la seconde main, qu'est-ce qui fonctionne le mieux ?

Il y a une tendance à avoir plus d'achats que de locations car le taux d'emprunt est bas. Puis il y a une forte recherche des investisseurs à faire des affaires dans l'immobilier d'entreprise car c'est un produit équilibré, stabilisant et non spéculatif. C'est donc une vraie valeur refuge.


Y a-t-il beaucoup de vacances ?

Le parc est bien rempli, avec un taux d'occupation de 95%, sur une surface totale de 65 600 m2 de bureaux et 170 000 m2 de locaux d'activités. Les seules vacances restantes sont des immeubles très vieux qui ne sont plus aux normes. Ce constat est encore plus vrai pour les locaux d'activités. D'ailleurs, le rapport entre l'offre et la demande est correct puisque la majorité des bâtiments trouvent preneurs. Puis, les entreprises adaptent leur projet de bureaux en fonction des locaux disponibles. Par exemple, si on veut s'installer en centre-ville, il faut que la demande s'adapte à l'offre. 

 

Quelle est la superficie moyenne de bâtiments créés chaque année sur le département ? 

Il y a environ 10 000 m2 de nouveaux locaux à destination des entreprises qui sont créés chaque année. Cependant, en général, les projets de construction sont vendus avant d'être bâtis car ils répondent à des commandes. Mais je trouve que sur l'agglomération tourangelle, il y a un certain manque de construction pour le tertiaire.


Que pensez-vous des paris architecturaux qui sont en projet notamment avec la tour de la gare ?

Tout le monde se gausse de ce projet alors que c'est un vrai pari architectural, et en architecture, il faut avoir de l'audace. D'ailleurs, tous les bons projets sont ceux qui interpellent les gens. Et je suis sûr que dans cinquante ans, elle sera un modèle classée monument historique. Aussi, je trouve qu'une ville à R+2 (ndlr : à deux étages) n'est pas une ville.

 

Quelles sont les perspectives du marché pour 2012 ?

On sent qu'il y a une demande potentielle. Notamment avec les regroupements d'entreprises ou les réimplantations qui semblent devoir créer du mouvement sur le marché. Mais tout ceci est assez long à mettre en œuvre, car pouvant mettre jusqu'à deux ans avant d'être réalisé. Cependant, sur Tours, nous avons peu d'étendue de 15 000 m2 à 30 000 m2 qui peuvent accueillir de grands ensembles. Par exemple, avec l'implantation d'ERDF et de la Caisse d'épargne aux Deux-Lions, le développement du quartier devrait rapidement atteindre son maximum.

 

Ou pourrait-il y avoir de la place ?

Pendant 40 ans, Tours s'est principalement développé le long du Cher. Dorénavant, il reste un peu de place, sur les rails de chemin de fer, à Saint-Pierre-des-Corps. En effet, il y a un espace gigantesque de voies ferrées qui servent moins car les trains de fret ne sont plus composés comme par le passé. 


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