Le marché de gros développe progressivement son activité 0
Publié le jeudi 11 février 2010 par : Tribune
Catégories : économie
On se croirait sur le marché de Rungis ! Avec
autant de senteurs et de couleurs mais en un
peu moins grand (700m2)... Dès l’aube tous les
mardis et jeudis, fruits et légumes locaux se
négocient entre producteurs et commerçants.
Inauguré le 1er avril 2008, après la signature
d’une convention de délégation de service public
entre l’AgglO et la Chambre d’Agriculture
du Loiret, le marché de gros (coût du projet :
780 000€, financé à hauteur de 175 000€ par
l’AgglO avec la mise à disposition du terrain),
basé rue des Hauts Champs à La Chapelle-St-
Mesmin, s’apprête à souffler bientôt sa 2e
bougie. Avec un bilan positif : «l’activité est en
augmentation constante», explique Luc
Bonnot, responsable du marché de gros à la
Chambre d’Agriculture du Loiret. Le bilan précis
de la fréquentation de 2009 n’est pas encore
bouclé mais l’activité du magasin, partie intégrante
du marché en complément du fameux
«carreau», a d'ores et déjà augmenté de +15%.
«Nous avons progressé de 10 à 15% sachant
que les prix ont baissé», évalue pour sa part
Renaud Boutet, président du groupement des
Usagers des halles et producteur à Olivet.
L’idée de départ ? «C’était de simplifier les circuits
de distribution… Les producteurs viennent
directement sur la plateforme, il n’y a qu’un intermédiaire
avant le consommateur», rappelle
Luc Bonnot. Autrement dit, le marché de gros
est une véritable centrale d’achat du commerce
de détail et de la restauration, une vitrine et un
lieu de promotion des produits du Loiret et de
Sologne. En 2009, le bouche à oreille a fonctionné
puisque, comme en 2008, 37 emplacements
sur 40 étaient occupés, soit un taux de
remplissage du carreau de 92%. «Pour la 1ère
année d’activité, il fallait réussir le transfert des
producteurs, qui allaient initialement quai du
Roi où le marché de détail se poursuit, au nouveau
marché de gros. L’objectif a été atteint. En
2009, il ne restait plus qu’à asseoir l’activité, ce
qui a été fait.» Au moins en partie, si l’ont met
de côté la baisse de l’activité à l’automne,
«peut-être à cause de la baisse du pouvoir
d’achat ou du boom des jardins familiaux», précise
Luc Bonnot.
Selon Renaud Boutet, pour que le marché de
gros prenne de l’ampleur, une seule solution :
«il faudrait élargir la gamme de produits et augmenter
les volumes. Il y a encore du chemin à
faire, sachant que ce sont les prix qui font la loi,
il faudrait des producteurs un peu plus
téméraires qui n’hésitent pas à augmenter leur
production !» Afin de mieux communiquer et
d’augmenter la visibilité du marché, car encore
trop de restaurateurs continuent de s’approvisionner
sur le marché de Rungis, une nouvelle
signalétique visible depuis la rue des Hauts
Champs et un jalonnement routier ont été
budgétés par l’AgglO. Ils devraient être
prochainement réalisés. La Chambre d’Agriculture
a, de son côté, investi 8000€ dans l’achat
d’une balayeuse laveuse et un pan de l’infrastructure
du nouveau marché sera isolé cette
année pour limiter le vent sous le préau.
En 2010, une stratégie de développement du
marché sera également menée par la Chambre
d’Agriculture, titulaire de la délégation de service
public avec à l’appui, entre autres, une
enquête sur la stratégie commerciale des
acheteurs. Le délégataire tentera également de
faire adhérer les producteurs à une démarche
collective, au niveau de l’approvisionnement du
marché.
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