Le Loiret, terre de gourmandises depuis des siècles 0
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Publié le vendredi 19 mars 2010 par : Tribune

Catégories : société

 Orléans organise son 1er salon du chocolat et a vu débarquer de nouveaux chocolatiers. Le Loiret, avec ses 289 boulangers-chocolatiers et 26 chocolatiers, est-il en train de devenir un eldorado sucré ? A vec l’arrivée de Max Vauché, rue Jea... Orléans organise son 1er salon du chocolat et a vu débarquer de nouveaux chocolatiers. Le Loiret, avec ses 289 boulangers-chocolatiers et 26 chocolatiers, est-il en train de devenir un eldorado sucré ? A vec l’arrivée de Max Vauché, rue Jeanne d’Arc à Orléans et de Daniel Mercier à la Chocolaterie Royale on peut se prendre à rêver d’Orléans, capitale du chocolat. Pour Sébastien Papion, chocolatier et confiseur orléanais, cet élan chocolatier est plutôt bon signe. «Cela crée une émulation. Manger des sushis n’empêche pas d’apprécier la cuisine française», commente ce chocolatier qui a installé également une nouvelle boutique, rue Jeanne d’Arc, en plus de son fief rue Bannier. «Il y a un retour du public à l’artisanat. Il faut seulement expliquer notre façon de travailler à la clientèle. Très peu de chocolatiers fabriquent le chocolat. Normalement, c’est le travail du couverturier. Notre rôle est d’assembler les différents chocolats, de préparer les pralinés afin de jouer sur les textures.» Malgré la crise et son investissement, son entreprise croît et il a embauché trois personnes. Même s’il n’existe pas d’histoire du chocolat dans le département, les traditions sucrées sont bien présentes : le cotignac d’Orléans, une gourmandise entre la pâte et la gelée de coings datant du Moyen-Age ; les pralines de Mazet, une amande grillée enrobée de caramel, créée par le chef de cuisine du duc de Praslin au XVIIe siècle. «La recette de la praline est restée à Montargis. Mon grand-père, confiseur de Bourges l’a développée en s’installant en 1903», rappelle Benoît Digeon le PDG de Mazet, «sa situation sur la Nationale 7 et les réclames sur les routes en ont fait une spécialité incontournable. » Aujourd’hui, l’entreprise familiale possède une boutique à Paris et les produits Mazet sont diffusés dans 36 pays. Elle compte 28 salariés et risque d’embaucher cette année. Même si la crise a des effets également dans le secteur, «essentiellement chez les revendeurs», l’entreprise affiche un chiffre d’affaires de près de 2,8 millions. Mazet mise toujours sur la tradition mais développe aussi de nouveaux produits chaque année comme le Chocothé, de petits morceaux de gingembre trempés au chocolat noir au thé Darjeeling, et prépare pour Noël une praline orange-clou de girofle. «Le Loiret est une terre de gourmandises car elle compte de nombreux produits naturels : miel du Gâtinais, fraises du Val de Loire», observe Benoît Digeon, «Orléans est une métropole régionale, il n’est pas étonnant qu’il y ait de nouvelles implantations.» D’où une dangereuse concurrence ? «Pas plus que pour un autre commerce», affirme Nicolas Desmartins, responsable commercial du Comptoir du cacao à Bazoches-sur-Betz, dont le chiffre d’affaires tourne autour de 2 millions d’euros. Depuis 2001, cette entreprise familiale, qui diffuse ses créations lors de salons comme celui d’Orléans et dans les épiceries fines de France et de New-York, tente de résister à la crise en jouant sur les conditionnements et les prix. Un joli rayonnement pour les chocolats du Loiret.

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