Le groupe DEF n°1 de la détection incendie se déploie dans le Loiret 0
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Publié le jeudi 11 février 2010 par : Tribune

Catégories : économie

 Le géant de la sécurité incendie poursuit sa course en avant ! Fondé en 1958 à Massy (Essonne), le groupe DEF (135 millions de chiffre d’affaires en 2009, 129 millions en 2008, 1200 salariés), numéro un français de la détection incendie et ... Le géant de la sécurité incendie poursuit sa course en avant ! Fondé en 1958 à Massy (Essonne), le groupe DEF (135 millions de chiffre d’affaires en 2009, 129 millions en 2008, 1200 salariés), numéro un français de la détection incendie et deuxième mondial derrière Siemens, prend de l’importance et a décidé, en 2007, d’investir 5,5 millions d’euros en implantant stratégiquement une plateforme industrielle de 7 500 m2 à Dadonville, au sud de Pithiviers et à quelques kilomètres seulement de l’A19. Accompagnée par l’Agence de développement économique du Loiret (ADEL), et soutenue notamment par le Conseil général et la Mairie de Dadonville à hauteur de 90 000€ pour l’acquisition du terrain de 3 hectares, Philippe Lécuyer, le président du groupe depuis ses 26 ans (il en a aujourd’hui 53) et le décès de son père Daniel, le fondateur, explique son choix : «Nous avons cherché à regrouper des unités de production existantes à Pithiviers (130 salariés dont 110 iront à Dadonville), autour d’une seule et même base logistique baptisée Sefalog. Le site de Dadonville s’y prête très bien, par sa praticité et nous avons eu des conditions d’installation favorables.» La première pierre de la construction a été posée le 14 janvier dernier en vue d’une livraison du site fin 2010. Le cas échéant, les anciennes usines FARE et SEFI de Pithiviers devraient être reconverties ou orientées vers d’autres activités de la société qui a également ouvert, le 15 janvier 2010, une agence commerciale avenue des Droits de l’Homme à Orléans. Le groupe DEF possède actuellement six usines dans le monde : quatre en France, une à Vérone en Italie et une autre à Shanghaï en Chine. La société, qui réalise 22% de son chiffre d’affaires à l’étranger, développe à la fois l’engineering, l’installation, la maintenance et la conception de ses systèmes de sécurité incendie, de plus en plus complexes et évolutifs en raison des nouvelles normes européennes. Le coeur de cible de la société ? «Nous sommes surtout tournés vers les grosses installations, c’est-à-dire le marché des établissements recevant du public, les bureaux, les centrales thermiques et les aéroports… A l’inverse nous sommes peu sur le marché des particuliers, cela doit représenter 1% de notre activité», explique Philippe Lécuyer. Sachant que le taux d’équipement en la matière est d’environ 50% dans le domaine industriel et de quelques pourcents seulement pour les particuliers qui constituent, de fait, un axe de développement dans les années à venir. DEF commercialise quelque 400 000 détecteurs de fumée par an et, parmi ses contrats les plus importants, le groupe a notamment réalisé toute l’installation du tunnel sous la Manche. La crise n’a pas épargné le groupe qui a néanmoins réussi à développer son chiffre d’affaires : «nous avons rencontré un fléchissement de notre croissance mais nous voulons construire l’après crise et nous n’avons d’ailleurs pas cessé nos investissements et nos recrutements. La décision de venir à Dadonville a été prise en novembre 2008 !» 10 emplois devraient y être créés. L’entreprise a également mis un point d’honneur dans le bâti, qui intégrera les dernières normes environnementales, avec une installation en géothermie et 3 500 m2 de panneaux solaires prévus sur la toiture. Lesquels assureront une production annuelle d’électricité de 200 000 kW, qui devrait couvrir 80% de l’énergie consommée par la plateforme.

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