Le green business commence à décoller dans le Loiret 0
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Publié le jeudi 25 février 2010 par : Tribune

Catégories : économie

 «Vite ça chauffe !» l'ADEME, l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, ne cesse de nous le répéter, il faut agir pour freiner notre consommation d'énergies et rendre notre planète plus propre. Alors oui, nos habitudes se modifie... «Vite ça chauffe !» l'ADEME, l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, ne cesse de nous le répéter, il faut agir pour freiner notre consommation d'énergies et rendre notre planète plus propre. Alors oui, nos habitudes se modifient, mais nos bonnes intentions sont encore engoncées dans un porte-monnaie trop étroit. Les technologies mises à la disposition des particuliers valent encore cher. Le photovoltaïque, la géothermie, les logements à énergie positive comme les véhicules hybrides sont autant de technologies qui peinent à prendre leur envol malgré les aides gouvernementales. Pourtant, chacun sait que tôt ou tard, nous serons contraints par le manque de ressources énergétiques, y compris nucléaires, et par la raréfaction des matières primaires. Alors oui, il est temps d'agir. Le particulier fait ce qu'il peut, ou du moins avec ce qu'on lui propose. Et si le Gouvernement donne la mesure, ce sont les entreprises qui montrent la voie. Elles sont assez nombreuses à se créer ou à mettre le cap au Vert. Comme le dit Jérôme Billerey, dirigeant d'Aérowatt à Saran, "c'est maintenant qu'il faut se positionner pour être demain un acteur déterminant". Les entreprises mettent le cap au Vert ! C'est ce que confirme Sébastien Saint Chely, spécialiste du développement durable à la CCI du Loiret. Depuis plusieurs années, il intervient lors des formations des futurs chefs d'entreprises. «Je constate, dit-il, qu'il y a deux ou trois ans encore, les projets qui se rapportaient à l'écologie étaient rares, un ou deux tout au plus par cession. Ce nombre a au moins doublé». Ces entreprises s'intéressent à la culture Bio, mais aussi aux économies d'énergies et à la rénovation du bâtiment. En la matière, Marc Jourdren, secrétaire départemental de la FFB, la Fédération du Bâtiment, observe lui aussi que des entreprises se créent et que d'autres se convertissent aux vertus du développement durable. «Nous sensibilisons les dirigeants aux différentes façons d'aborder ce marché, explique-t-il, en les incitant au travail en groupe d'entreprises aux compétences complémentaires. Car pour réaliser de vraies performances énergétiques, on parle désormais de bouquet de travaux.» L'éco PTZ, le fameux prêt à taux zéro, ne vaut d'ailleurs qu'à la condition que les entreprises se soient entendues pour travailler ensemble sur un projet écologique construit. Dans le Loiret, des entreprises se développent tous azimuts, dans la thermographie aérienne, la visioconférence (OBI), le mobilier écologique (Décodurable), la gestion énergétique des bâtiments (Wirecom), l'étude de la qualité des eaux (Géo-hyd) et même la logistique et la chimie verte (Ecologistic). Sur une autre piste, Corinne Turpin a créé le cabinet "Osmose" et fait du conseil en entreprises : «rien qu'avec des modifications comportementales, on peut générer près de 20% d'économie d'énergie.» Ces entreprises et bien d'autres ont fait de l'écologie un vrai business, au point d'ailleurs que les pôles de compétitivité, existants ou prétendants, se sont positionnés pour que notre territoire mène la course en tête. C'est le cas du pôle S2E2 (Science et système de l'énergie électrique) qui rassemble 81 entreprises, une vingtaine de centres de recherche et organismes de formation, et du cluster DREAM (groupement d'acteurs économiques pour la Durabilité de la Ressource en Eau Associée aux Milieux). Tous deux développent des technologies de pointes et y associent des créations potentielles d'entreprises et d'emplois. «Nous avons en Région Centre un potentiel de recherche unique en Europe, précise Daniel Pierre, le président de DREAM. Deux universités, le CNRS, l'INRA, le CEMAGREF et d'autres structures qui sont garantes de l'efficience du cluster.» Quant au pôle S2E2, Thierry Allard en rappelle l'objectif : «S2E2 favorise le développement des énergies nouvelles et renouvelables et des "green technologies". » Et le président d'ajouter : «43 projets de recherche ont été labellisés par le conseil scientifique du pôle et 16 d’entre eux ont trouvé un financement.»

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