Le FN exclut le président de son groupeà laRégion ! 0
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Publié le jeudi 19 février 2009 par : Tribune

Catégories : politique

Jean Verdon, le président du groupe Front national à la Région, «ne fait plus partie de notre formation politique depuis un mois.» C'est du moins ce qu'expliquait ce 17 février un des porte-parole au siège national du mouvement....

Jean Verdon, le président du groupe Front national à la Région, «ne fait plus partie de notre formation politique depuis un mois.» C'est du moins ce qu'expliquait ce 17 février un des porte-parole au siège national du mouvement. Cinq ans après que la liste frontiste a obtenu neuf des 77 sièges du conseil régional, «des différents techniques » seraient à l'origine du divorce. Sauf que Jean Verdon assure n'avoir «ni démissionné, ni avoir reçu notification de (son) exclusion»... Le divorce n'en demeure pas moins consommé. Président du groupe Front National à la Région depuis 1994, Jean Verdon est passé devant la commission de discipline de son parti en fin d'année dernière. On lui a reproché selon lui «de ne pas avoir signé en faveur de la réélection de Jean-Marie Le Pen à la présidence du FN» lors du congrès de Bordeaux, voilà plus d'un an. «J'ai estimé que c'était le mandat de trop», argumente le dissident. Toujours d'après Jean Verdon, le FN lui tient également grief de ne plus lui reverser une partie de ses 2000 € d'indemnités mensuelles de conseiller régional Jusqu'alors, «je donnais 380 euros par mois», explique t-il. Jean Verdon dit avoir suspendu ce versement depuis septembre, au motif qu'il a voulu se rembourser «d'une avance de trésorerie consentie sur (ses) propres deniers à la Fédération FN d'Indre et Loire pour payer certains frais.» Le banni continue malgré tout de présider le groupe frontiste à la Région, passablement malmené depuis quelques temps. Deux autres de ses membres, Jacques Dautreme et Armelle Gantier, se sont également trouvés exclus du FN ces dernières semaines. Eux aussi se sont vus reprocher de ne plus lui verser une partie de leurs indemnités. Quant à Michel Hubault, il a démissionné le mois dernier au motif selon Jean Verdon qu'«il ne reconnaissait plus dans certaines des prises de position du parti.» Un jeu de chaises musicales dont le groupe frontiste ne sortira pas indemne...


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