Laurent Sciarra : «je veux éviter l'année de trop !» 0
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Publié le mardi 11 mai 2010 par : Tribune

Catégories : basket

 A bientôt 37 ans, Laurent Sciarra, meneur de jeu et capitaine charismatique de l’Entente Orléanaise, confirme qu’il quittera le club en fin de saison. Une décision «mûrement réfléchie» qui, selon lui, intervient à la fin d’un cy... A bientôt 37 ans, Laurent Sciarra, meneur de jeu et capitaine charismatique de l’Entente Orléanaise, confirme qu’il quittera le club en fin de saison. Une décision «mûrement réfléchie» qui, selon lui, intervient à la fin d’un cycle. Pourquoi avez-vous décidé de quitter l’Entente ? Le groupe arrive à la fin d’un cycle. On s’était dit avec l’entraîneur (Philippe Hervé) que si pour une raison ou une autre on ne se sentait plus capable, c’était mieux pour lui comme pour moi de s’arrêter là, pour éviter l’année de trop. L’entraîneur a été reconduit pour deux ans, moi j’ai pris une autre décision. C’est mûrement réfléchi depuis très longtemps, j’ai prévenu le coach l’avait-veille du match contre Dijon (ndlr : samedi 20 mars 2010). Avez-vous des projets pour la saison prochaine ? Pas vraiment. J’aimerais rester en Pro A, je n’ai pas de préférence pour aller jouer à l’étranger en raison de ma situation familiale compliquée, ça dépendra du projet. Entre le marché, les envies et les clubs réticents à faire signer un garçon à 37 ans, sachant qu’il paraît que je ne suis pas facile au quotidien, tout peut arriver. Ce seront les hommes présents qui me feront accepter, ou pas, un énième défi. Vous envisagez de jouer encore combien de temps ? Je veux aller jusqu’au bout avec un contrat joueur. Si un club me donne deux ans garantis, je signe tout de suite. Je voulais m’arrêter à 32 ans, j’en ai bientôt 37, alors je me dis «connement» que je peux jouer jusqu’à 40 ans ! Avez-vous des regrets sur ces deux ans passés à Orléans ? Non, aucun. Comme je l’ai souvent dit, quand on arrive à l’âge que j’ai, c’est bien de jouer avec de bons mecs. Ce qui est difficile, c’est de jouer avec des joueurs qui n’ont pas la connaissance du basket. A orléans, ça a été un plaisir d’évoluer avec les autres. Comment vous sentez-vous physiquement ? La pré-saison nous a fait du bien à tous. Par moment c’est limite «la croisière s’amuse» en Euroligue, avec un rythme de trois matchs par semaine... Mais le coach ne nous a jamais tiré sur la tête. La fin de saison est plus compliquée, on attend, c’est long. J’ai un peu peur de l’intersaison, si je n’ai rien avant les vacances fin juin, pour x ou y raisons, ça rend les choses plus délicates. La finale de la Coupe de France a lieu dimanche 16 mai contre Gravelines à Bercy, avez-vous envie de ce titre ? Bien sûr que j’en ai envie ! C’est notre 4e finale sur 5 compétitions en deux ans. Pour l’instant, on est «Fanny», à nous de faire ce qu’il faut pour que ça change. Si on pense que je vais me mettre les mains dans le short, ça me gêne et c’est qu’on me connaît mal et qu’on n’a pas regardé ma carrière. Je serai à 100% !

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