La Touraine : une bonne réputation qui attire les entreprises 0
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Publié le jeudi 23 février 2012 par : Tribune

DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE Des réseaux de transports développés, des formations universitaires complètes, une situation aux portes du Grand-Ouest... Tours et son agglomération jouissent d'un positionnement stratégique qui attire les entreprises de la région mais pas seulement.

prévisualisation non-disponible« Nous avions besoin de nous implanter dans l'ouest de la France afin d'avoir un relais logistique près de la Bretagne. » Voilà la raison qui a poussé le groupe lyonnais Emile Maurin à installer une de ses succursales à Esvres, dans un premier temps, puis tout récemment à Chambray-les-Tours. Avant cela, leurs bureaux les plus près se trouvaient à Bordeaux. « Nous voulions également conforter notre présence auprès de gros clients locaux », indique Frédéric Rebman, directeur de l'agence Emile Maurin, à Chambray. Mais le choix du local ne s'est pas fait sans difficultés. « Nous avons pourtant fait appel aux agences immobilières, à la Chambre du commerce, au Filoc (1), et finalement, c'est le hasard qui s'en est mêlé... Je passais dans la zone d'activités de Chambray, et j'ai tout simplement aperçu une personne qui installait un panneau sur un grillage », se souvient Frédéric Rebman. Au total, il aura fallu trois années à la société spécialisée dans les produits industriels pour trouver ses 2000 m2 d'entrepôt et 200 m2 de bureaux... Et le directeur ne regrette pas sa « trouvaille ». « C'est un produit de qualité datant de moins de dix ans. L'entreprise est aussi facile d'accès car à proximité de l'autoroute et près de la voie rapide. A côté, il y a également un Auchan, idéal pour que nos salariés fassent leurs courses entre midi et deux, mais aussi des restaurants et des hôtels pour les personnes de passage », se réjouit-il. 

Cette facilité d'accès est un élément primordial pour attirer les sociétés en Touraine comme le note Denis Chareyre, en charge du développement économique sur le nord de l'agglomération à Tour(s) Plus :

« Autoroutes, gares TGV, périphérique, et bientôt tramway... Tours est à proximité de tout ! ». Autre atout : la richesse des formations proposées par la ville. Universités, écoles d'ingénieurs, etc., « représentent un vivier très importants d'étudiants, ils sont presque 28 000, et donc de la main d'œuvre qualifiée », précise-t-il. 

Pour Marc Zenoni qui a racheté en 2009 une entreprise située à Saint-Avertin, l'agglomération tourangelle est tout simplement plaisante et « douce à vivre ». Une douceur de vivre qui séduit les sociétés parisiennes notamment. Lorsque celles-ci se rendent à Tours pour prospecter, 
« elles se rendent vite compte des conditions agréables que propose la ville. La vie y est plus paisible, moins stressante qu'à Paris. Or, les entreprises ont du mal à offrir cela à leurs salariés en région parisienne », affirme Denis Chareyre. « Cela implique également que les employés seront plus productifs », ajoute-t-il. Les entrepreneurs franciliens qui posent leurs valises à Tours et ses environs installent d'abord bien souvent une succursale de leur établissement. Et parfois, ils s'y sentent tellement bien, qu'ils y déplacent la totalité de leur société.

Julien Dargaisse, diplômé de l'Escem en 2009, n'a pas encore acquis de bureaux pour sa récente affaire mais il projette de le faire à Tours et nulle part ailleurs. «Mes plus gros clients sont dans la capitale. Et là, on est à peine à une heure de Paris en TGV, les prix y sont deux fois moins élevés et il ne faut pas minimum 45 minutes pour se déplacer dans la ville, on est près de tout », raconte le jeune chef d'entreprise.

Selon François Pillot, président de la Commission d'immobilier d'entreprises, les prix tourangeaux, concernant l'immobilier d'entreprise spécifiquement, « se trouvent dans la moyenne haute des villes alentour comme Le Mans, Orléans et Angers. Toutes ces agglomérations sont homogènes et ont un développement d'un équilibre similaire car elles présentent l'atout de se trouver à une heure de Paris. Le triangle entre Paris, Nantes-Rennes et Bordeaux est très attractif et en fort développement ». Seul bémol à son avis : les prix de l'immobilier en Touraine. « Les tarifs classent Tours dans l'immobilier haut de gamme. En effet, Tours est une ville de petite taille, qui fait 29 km2, contre 52 km2 pour Le Mans par exemple, comprise entre ses cours d'eau et ses lignes de chemin de fer. Cela rend donc le marché un peu plus tendu », précise le président, également directeur d'Artprom, à Tours.

Mais cela ne semble pas dissuader les entrepreneurs. « Depuis fin octobre, début novembre, les demandes augmentent », note Denis Chareyre. « Je pense qu'il s'agit-là de « l'effet crise » de 2008-2009. Ce n'est pas que les investisseurs n'avaient pas de moyens, c'est juste qu'ils attendaient que les feux repassent au vert. »

De belles perspectives pour 2012, donc, et ce n'est pas François Pillot qui dira le contraire : « Actuellement, nous travaillons à la création de 10 000 à 12 000 m2 de demandes qui pourront mettre jusqu'à deux ans avant d'être satisfaites. Le but ultime est de remettre des sièges sociaux dans notre ville pour créer de beaux bâtiments et du travail car il faut des « phares » en quelque sorte ».

 (1)Fichier des offres de locaux


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