La prolifération du gibier porte un coup au grand braconnage 0
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Publié le mercredi 05 novembre 2008 par : Tribune

Catégories : environnement

Pas une année record, mais presque. D’ici fin février dans le Loiret, la préfecture a autorisé l’abattage de près de 12 000 chevreuils et de 2400 cerfs et biches. Cela représente respectivement 2632 et 364 bracelets de plus qu&rsquo...

Pas une année record, mais presque. D’ici fin février dans le Loiret, la préfecture a autorisé l’abattage de près de 12 000 chevreuils et de 2400 cerfs et biches. Cela représente respectivement 2632 et 364 bracelets de plus qu’il y a dix ans. Cette recrudescence du grand gibier est telle que la chasse au sanglier ne fait l’objet d’aucun quota. Du coup, le grand braconnage s'essouffle. Certes, admet un technicien de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage -ONCFS-, «on trouve toujours quelques chasseurs qui tuent davantage d’animaux que ce qu’autorisent les plans de chasse.» Mais le temps où des équipes de braconniers écumaient la Sologne et la forêt d’Orléans pour faire commerce de la viande de chevreuil, de cerf et de sanglier semble révolu. À l’ONCFS du Loiret, Jean- Jacques Roulet estime qu’«environ 500 cervidés par an» étaient ainsi abattus en forêt d’Orléans au début des années 80. «Uniquement pour la viande.» Apparue quelques années plus tôt dans le département, cette forme de grand braconnage y aurait pourtant cessé «il y a près de 10 ans», suite à des condamnations en justice qui pour certaines, se sont soldées par le versement de dommages et intérêts pouvant aller jusqu’à 30 000 € actuels. Et parfois aussi des peines de prison ferme. Mais c’est avant tout l’explosion des populations de grand gibier et des quotas de tirs qui ont eu raison -au moins provisoirement- du grand braconnage basé sur le trafic de la venaison. L’abondance de gibier sur le marché «a considérablement fait chuter les cours de la viande», explique en effet Etienne Jachet, chef de service à la Fédération départementale de chasse.


Voir l'article complet