La passerelle Fournier : ce pont qui divise ! 0
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Publié le jeudi 01 juillet 2010 par : Tribune

Catégories : société

 La passerelle Fournier : ce pont qui divise ! iNfrastructure la passerelle fournier relie les quartiers Velpeau et sanitas, au dessus des voies ferrées. construite en 1891, l’axe est vétuste et non-conforme aux normes de sécurité. sa recons... La passerelle Fournier : ce pont qui divise ! iNfrastructure la passerelle fournier relie les quartiers Velpeau et sanitas, au dessus des voies ferrées. construite en 1891, l’axe est vétuste et non-conforme aux normes de sécurité. sa reconstruction, aujourd’hui jugée trop coûteuse, s’inscrivait pourtant dans le programme électoral de Jean germain. Sept millions et demi d’euros, c’est le coût que représenterait le projet de reconstruction totale, comprenant le déplacement et l’allongement, de la passerelle Fournier. Un plan trop coûteux, selon la majorité muni-cipale, qui préfère miser sur une rénovation et une surélévation de la passerelle (conforme aux normes de sécurité) pour un montant de 4 millions d’euros. Une perspective qui ne convainc pas de nombreux acteurs de la vie locale. C’est notamment le cas du co-président du CVL (Conseil de Vie Locale) de Tours-Est, Guillaume Lapaque (UMP-NC), pour qui : « Cette décision est le signe que la mairie se fiche totalement des cyclistes, des familles avec des poussettes ou des personnes handicapées, pour qui la traversée de cette passerelle, sans aucune pente douce, ni d’un côté ni de l’autre, est une véritable difficulté. De plus, la passerelle Fournier n’est pas un problème uniquement lié à la liaison de ces deux quartiers, aux sociologies différentes. Sa reconstruction pourrait constituer une grande étape dans la prise en compte des risques que courent les cyclistes lorsqu’ils traversent la ville d’Ouest en Est, où aucune précaution n’a jamais été prise, contrairement à la traversée Nord-Sud, qui s’effectue, en toute sécurité, par l’avenue de Grammont. Les habitants empruntent quotidiennement ce passage, pour conduire leurs enfants au collège Pasteur ou, le dimanche, pour se rendre au marché Velpeau. Ils attendaient beaucoup de cette reconstruction. Si elle n’était pas faisable, il ne fallait tout simplement pas que Jean Germain l’inscrive dans ses promesses de campagne électorale ». Mais pour l’autre co-président du CVL, Micka-ël Cortot (PS), les raisons de cette décision sont strictement conjoncturelles : « La reconstruction de la passerelle a été décidée en 2007, au moment où les finances et les recettes fiscales de la ville n’avaient pas encore été affectées par la crise. De plus, nous ne pouvions pas prévoir les ajustements budgétaires qu’allaient nous imposer l'État. Il serait donc inconscient d’envisager des travaux de 7,5 millions d’euros à l’heure actuelle. Ou alors, il faut m’expliquer où trouver cet argent, autrement qu’en augmentant les impôts. Or, ce n’est pas dans nos intentions. J’ajoute que nous devons également composer avec RSF et la SNCF, qui sont propriétaires de la zone où se situe la passerelle, et une partie des frais est liée à un dédommagement, en raison des travaux qui devront s’effectuer de nuit, et qui impliquent de surcroit un surcoût. Nous essayons actuellement de ramener les 4 M € à 3,3 M €. Une somme que nous envisageons de réunir grâce aux contributions de l'agglo, du département et de la Région. Nous faisons ce choix dans l’intérêt général. Nous travaillons sur la rénovation et bien entendu sur l’aménagement de pentes douces. Il est hors de question de laisser croire aux gens que nous trouvons cette question négligeable ». Les discussions sont tendues. Reste qu’à l’heure où le tramway se veut comme le grand symbole de la modernisation de l’image de Tours, tous reconnaissent que la rouille qui ronge la passerelle Fournier donne une image peu reluisante de notre cité. AUGUSTIN LEGRAND

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