La faïencerie de Gien met le turbo en Asie 0
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Publié le vendredi 23 juillet 2010 par : Tribune

Catégories : économie

 Avec la crise, la faïencerie de Gien a vu son chiffre d’affaires fléchir de 15% en 2009. Mais l’entreprise, fleuron du département et bientôt bicentenaire, retrouve des couleurs et de la croissance en 2010 en se déployant sur le march... Avec la crise, la faïencerie de Gien a vu son chiffre d’affaires fléchir de 15% en 2009. Mais l’entreprise, fleuron du département et bientôt bicentenaire, retrouve des couleurs et de la croissance en 2010 en se déployant sur le marché asiatique. Le marché des listes de mariage c’est fini, la faïencerie de Gien (12 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2009) veut trouver des relais de croissance sur le marché international ! Fondée en 1821, fille de l’Anglais Thomas Hulm dit «Hall», la faïencerie de Gien s’affiche comme la plus grande de France, avec un million de pièces produites chaque année. Elle emploie 160 salariés, dont 110 pour la production, et cultive l’art du «made in France» haut de gamme, seul moyen de résister sur le marché mondial face aux géants de la céramique tel que Villeroy & Boch, coté en bourse (715 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2009). La faïencerie de Gien a connu des difficultés, avec un dépôt de bilan en décembre 1983, mais s’est relevée. A cette époque, «plus de 400 salariés faisaient tous les métiers, des services personnalisés pour les grands de ce monde, jusqu’au carrelage du métro parisien… L’entreprise n’avait pas su se recentrer sur ses métiers rentables», explique Bertrand Dambrine, directeur général. Pierre Jeufroy, un ancien de la maison Christofle, décédé en 2001, est l’homme clé du renouveau : il abaisse la capacité de production de la faïencerie, décide de supprimer tout ce qui est «banal» et, surtout, réussi à faire entrer la faïencerie au Comité Colbert qui rassemble quelque 75 maisons françaises du luxe à l’image de Hermès, Vuitton ou encore Cartier. «Cette appartenance a été une formidable opportunité de se développer à l’export», indique Bertrand Dambrine.

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