La CCI prépare le 21e siècle à Fleury-les-Aubrais 0
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Publié le vendredi 19 mars 2010 par : Tribune

Catégories : société

 Le chantier de démolition du site Rivierre Casalis à Fleury-les- Aubrais est lancé. La CCI quittera la place du Martroi à Orléans à l’horizon 2012.       A l’abandon depuis plus de 20 ans, les ruines taguées de l’ex-usine Rivier... Le chantier de démolition du site Rivierre Casalis à Fleury-les- Aubrais est lancé. La CCI quittera la place du Martroi à Orléans à l’horizon 2012. A l’abandon depuis plus de 20 ans, les ruines taguées de l’ex-usine Rivierre-Casalis vont enfin disparaître! Une pelle mécanique de 60 tonnes engloutit progressivement le béton depuis 15 jours. Le bâti, à côté de l’ex-Seita, zone André Dessaux près de la gare SNCF à Fleury-les-Aubrais, devrait être abattu «à la fin du mois», annonce Didier Jousset, l’architecte en charge du dossier. En tout, 7200 tonnes de gravats seront concassés et stockés sur place, notamment pour consolider les fondations, sachant que le site et les 4000m2 de toiture fibrociment avaient déjà été décontaminés en 2005. A la place, la CCIL (120 employés) veut construire son projet “Citévolia”, incluant son siège, un immeuble pour le pôle enseignement avec des formations diplômantes supplémentaires «tournées vers l’alternance et l’apprentissage», l’école de commerce et de gestion, les nouveaux locaux de la Fédération française du bâtiment (FFB) du Loiret dans «un immeuble exemplaire, vitrine du savoirfaire des entreprises du bâtiment de notre région », indique Yves Broussoux, président de la CCIL. «D’autres contacts avancés sont en cours avec des entreprises, des formateurs individuels pourraient nous rejoindre.» Coût approximatif du projet, qui n’est pas vu d’un bon oeil par la Ville d’Orléans : 24 millions d’euros. «Nous voulons un bâtiment avec des responsabilités partagées, un restaurant d’entreprise et des équipements mutualisés», précise Yves Broussoux. Un parking sous-terrain de 300 à 400 places devrait aussi voir le jour. «Les réflexions précipitées ne servent à rien, la mutualisation des moyens qui permettra de se sortir de la crise !» C’est aussi une page de l’histoire locale qui se tourne : de 1952 à 1976, le spécialiste du matériel de compactage agricole Rivierre Casalis occupait les lieux, avant de louer le site à Renault pour stocker des tracteurs, jusqu’en 1986. L’AgglO d’Orléans a ensuite racheté, dans les années 90, avant que la SAS, composée de la CCIL, de la Caisse des dépôts et de la Caisse d’Epargne, tous trois copropriétaires aujourd’hui, ne rachète en 2004 le terrain de 17 000m2. C’est donc la SAS qui finance le chantier de démolition de 120 000€. Pierre Bauchet, maire de Fleury, se félicite qu’une friche disparaisse sur sa commune pour se tourner vers le tertiaire. D’autant plus si des emplois sont créés et si la commune peut percevoir une taxe sur le foncier bâti… Le transfert de la CCI reste motivé par «les difficultés d’accessibilité pour les entreprises» et le montant des charges place du Martroi (300 000€ de chauffage par an). La mise en vente des locaux d’Orléans ne devrait pas intervenir avant 2012 : «pas de précipitation, nous ne sommes pas à 6 mois près. On me parle d’un hôtel… pourquoi pas. L’idée, c’est d’élargir le potentiel commercial de la ville, tout reste ouvert», glisse Yves Broussoux.

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