La Canne à Swing : le jazz « made in Touraine » 0
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Publié le jeudi 15 décembre 2011 par : Tribune

MUSIQUE Emballante, envoûtante parfois nostalgique... La musique acoustique du groupe tourangeau La Canne à Swing possède l'auditeur et l'entraîne dans une valse à 1 000 temps. Instrumentalistes de talent, le quatuor vous embarque tous les lundis soirs au Sherlock Holmes et bientôt, au travers d'un nouvel album.

prévisualisation non-disponibleLa Canne à swing, ça balance ! Ringard le mot ? Autant que si c'était un mot des années 30. Car c'est de là que le groupe tourangeau La Canne à Swing  quatre garçons dans « les cordes » et plutôt dans le vent - tire son inspiration. « Notre musique, c'est la base du jazz manouche, avec tout le côté nostalgique, l'accompagnement gai et populaire des années 30 et une part d'improvisation », explique Kévin Goubern, l'un des fondateurs du groupe.

A l'origine, c'est l'histoire de deux guitaristes – Kévin Goubern (guitare solo) et de Laurent Blet (guitare rythmique) - qui, au sein d'un collectif de jazz, se rendent compte que leur musique est en accord majeur. Pour une plus parfaite harmonie, un contrebassiste, Alexandre Voisin, viendra les rejoindre. Patrick Filleul ajoutera plus tard une pointe d'originalité à la musique. « Je passais un jour devant le Sherlock Holmes avec ma caisse claire et me suis arrêté pour jouer avec eux. Et boeuf après boeuf, j'ai intégré le groupe », se rappelle Patrick Filleul. Il apporte au groupe ce qu'aucun groupe de jazz français ne possède : une caisse claire qu'il titille à l'aide de deux balais ! La bande à Django Reinhardt et à Stéphane Grappelli est la graine qui a fait éclore La Canne à Swing. « À travers notre musique, nous essayons de nous rapprocher au plus près des grands jazz men des années 30 », explique Kévin Goubern. Brassens y apporte une certaine touche de « modernité ». Car le créneau de La Canne à Swing, c'est le jazz manouche version moderne. « Jazz, swing, musique latine, trois temps... Nos musiques mélangent les genres ». Ainsi, dans le premier album, Reinhardt (Sweet Georgia) se partage la playlist avec Ella Fitzgerald (Oh Lady be good) ou encore avec Brassens (L'Orage) mais aussi avec des compositions propres au groupe comme Pour Anne, Swing for Lolo, Danse pour Malika, Nostalgie du sud ou encore Blues. « Pour faire de la bonne musique de jazz, il faut une belle pulsation et de l'âme ». Voilà ma définition », déclame Patrick Filleul. De l'âme et de la bonne musique, c'est ce qui réunit le quatuor. Depuis leur formation en 2005, ils parcourent la France, diffusant une bonne parole empreinte de bonne humeur et de musique entraînante, partageant la scène ou quelques mots au hasard de nombreux festivals (Festival en Touraine, Jazzellerault...) avec Laurent Zeller, Angelo Debarre, Costel Nitescu, Adrien Moignard ou encore Daniel Givonne. « Bientôt l'étranger », promet Laurent Blet. Mais La Canne à Swing n'oublie jamais la terre qui l'a vu naître ainsi que le Sherlock Holmes, bar où ils se produisent tous les lundis soirs (lire encadré Pratique).

Après plus de 350 dates dans ce bar tourangeau, le groupe local sortira courant 2012 un second album avec une liste non exhaustive de reprises (La Complainte de la Butte, New York New York) et des compositions « comme le titre « Je me suis mis tout petit » car devant ma fille, je me sens comme ça », précise Kévin Goubern. Un sentiment que partage le public devant un tel talent grandissant.

PRATIQUE

Tous les lundis soirs à 21h30 au Sherlock-Holmes (sauf le 26 décembre). Le 14 janvier à 20h30 au Providence à Amboise et le 6 janvier à 20h30 à la Touline, 4 Grande Rue à Azay-sur-Cher. 

Plus d'infos sur http://lacanneaswing.fr/


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