L’US Orléans débute un nouveau cycle ! 0
Publié le jeudi 25 août 2011 par : Tribune
Après avoir terminé 9e du précédent championnat de National, Orléans espère faire un peu mieux pour la nouvelle saison. Mais sans ambition démesurée car l’équipe, fortement remaniée au cours du mercato estival, doit d’abord se construire.
«Je bannis ceux qui me parlent de montée. J’estime que ce sont des parasites, des perturbateurs», prévient d’emblée le coach orléanais, Yann Lachuer. Car l’objectif principal de la saison pour l’US Orléans Loiret Football est d’abord de s’améliorer, de franchir un palier.
Après une première saison de National qui s’est terminée par une honorable 9e place, l’effectif orléanais a largement été remanié à l’intersaison avec 17 départs et 17 arrivées. «Je voulais conserver une douzaine de joueurs mais certains ont voulu aller voir ailleurs et ont refusé nos propositions. Nous avons donc fortement renouvelé l’équipe, car certains joueurs n’étaient plus réceptifs à mon discours. Et il nous fallait injecter du sang neuf dans le groupe», explique Yann Lachuer. Les joueurs qui sont restés se comptent donc sur les doigts d’une main et demi, parmi lesquels l’attaquant Kévin Lefaix, meilleur buteur du club lors des deux dernières saisons, le gardien Thomas Renault, les défenseurs Benoît Darcy, Julien Delonglée, Guillaume Coelho et le milieu Matthieu Ligoule. Parmi les nouveaux joueurs, on peut retenir Julien Cordonnier (31 ans), nouveau capitaine de l’équipe qui a évolué en L2 notamment avec la Berrichonne de Châteauroux, et le jeune Alexander N’Doumbou (19 ans), joueur prêté par l’Olympique de Marseille et son président orléanais Vincent Labrune. «Nous avons fait avec les moyens du bord, en fonction de ce que nous permettait notre masse salariale, mais nous voulions les joueurs que nous avons fait signer». Surtout, avec ce changement en profondeur de l’effectif, Yann Lachuer entend commencer un nouveau cycle de trois ans.
«Le groupe est équilibré, composé de joueurs revanchards, d’anciens et de jeunes aux dents longues. Par ailleurs, la concurrence, à laquelle je tiens particulièrement, est plus présente que jamais car nous avons doublé tous les postes». Ainsi, l’entraîneur orléanais a voulu corriger les défauts de l’équipe version 2010-2011, à savoir des manques de caractère, de maturité et de technique, qui lui avaient valu un retard à l’allumage la saison dernière. Pour l’instant, la nouvelle formation semble trouver ses marques car avec six points pris au bout de trois matchs, l’équipe est en bien meilleure position que l’an dernier, alors qu’elle n’avait que deux points à même époque. Mais, faut-il le rappeler, cette saison, Orléans a pour principale ambition de progresser. Pourtant, aucune équipe de National ne semble sortir du lot, puisque des clubs emblématiques comme Bastia, Guingamp, Strasbourg ou Amiens ne sont plus en National. Ce qui peut laisser entrevoir une chance aux orléanais d’accrocher une des trois premières place, synonymes de montée en L2. Un espoir que dément le coach orléanais : «au contraire, plus le championnat est homogène, plus il sera compliqué et ouvert car tout le monde pourra battre tout le monde».
Effectivement, avant de tirer des plans sur la comète, il faut d’abord remporter les matchs. Et le début de saison de l’US Orléans est plutôt positif. Malgré une défaite concédée sur son terrain lors de l’ouverture du championnat contre Quevilly (0-1), l’équipe de Yann Lachuer s’est bien reprise en remportant ses deux matchs suivants à Beauvais (1-3) et face à Ajaccio (1-0). Ce qui place Orléans à la 8e place de National. «Si l’équipe a été appliquée, elle peut mieux faire. Je ne suis pas spécialement inquiet, mais je ne suis pas enthousiaste non plus, ni euphorique. L’équipe est en construction, en chantier», martèle le coach. Ce dernier demande donc du temps, même si le foot est par définition impatient. «Le club progresse lentement mais sûrement. Nous essayons juste de rattraper notre retard, nos structures et notre fonctionnement n’étant pas encore totalement adaptés au National». Par exemple, l’installation de la nouvelle tribune et du terrain synthétique d’entraînement, s’ils sont des signes forts, ne sont que des formalités pour le coach. Et, ce dernier regrette surtout de devoir réduire ses effectifs de jeunes par manque de capacités d’accueil. Pour lui, il faut d’abord consolider le club avant de faire des rêves de grandeur. Malgré tout, c’est la réalité du terrain qui définira si Orléans peut commencer à penser à la L2 ou si, effectivement, la route est encore longue. Petit élément de réponse lors de la 4e journée de championnat, vendredi 26 août, lorsqu’Orléans se déplacera à Colmar.
Jérémy PARARD
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