L'Homme et la nature aux archives départementales 0
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Publié le jeudi 29 octobre 2009 par : Tribune

Catégories : Actualités

 Le lien entre l’Homme et la nature ne date pas du Grenelle de l’environnement. C’est ce que l’on peut découvrir à travers l’exposition, proposée par les archives départementales du Loiret jusqu’au 18 décembre, ... Le lien entre l’Homme et la nature ne date pas du Grenelle de l’environnement. C’est ce que l’on peut découvrir à travers l’exposition, proposée par les archives départementales du Loiret jusqu’au 18 décembre, qui reconstitue les grandes étapes des rapports entre l’Homme et la nature, de l’Ancien régime au premières années du XXIe siècle. «Le but est de montrer comment l’on est passé d’une perception d’une nature d’essence divine à la notion de sauvegarde de l’environnement», explique Anne Henwood, la conservatrice. L’exposition est organisée en cinq parties : la première retrace le cheminement de l’idée de nature et l’appropriation des hommes du XVIIIe siècle de leur environnement. Cela va de manuscrit expliquant que l’on sortait la châsse de Saint-Aignan pour obtenir de la pluie au traité de botanique, en passant par le plan des pépinières royales de la généralité d’Orléans. Sans oublier Henri Duhamel du Monceau, le père de l’agriculture moderne qui se fit connaître par un premier travail sur les maladies du safran. La visite se poursuit par une partie consacrée à la toute puissance de la nature. Le visiteur pourra lire les témoignages des curés sur la rigueur du climat, les embâcles entre Chécy et Briare en 1895. Il a même été constaté jusqu’à moins 35°C en Sologne ! Et bien sûr l’exposition présente un bulletin de surveillance quotidien de la hauteur de la Loire affichant 6,92 m en 1866. La puissance de la nature se manifeste également par la présence des loups à Orléans jusqu’à la fin du XIXe siècle. Une ordonnance de 1697 du capitaine des chasses du duché d’Orléans autorise la chasse aux loups. L’imagerie populaire véhiculera jusqu’en 1814, l’existence de la “bête de Chaingy”. Avec l’essor des connaissances, les hommes tentent de maîtriser la nature, du XIXe siècle au milieu du XXe siècle. C’est l’apparition de stations météorologiques, l’endiguement de la Loire, l’éradication d’espèces considérées comme nuisibles mais aussi de l’assainissement de la Sologne. L’Homme aménage la nature et sculpte les paysages. Le plan de l’arpentage des moines, les Célestins d’Ambert en forêt d’Orléans, de 1676 montre une action de l’homme sur la nature dont il ne reste rien. Plus près de nous, le plan cadastral et les photos aériennes sont les témoins d’une volonté d’aménager la nature. Sans pour autant s’en éloigner. Parcs et jardins à la fin du XIXe siècle ont pour objectif d’aérer les villes. On peut observer le projet d’aménagement des boulevards Saint-Jean et Rocheplatte à Orléans de 1870. Au XXe siècle, les forêts ne sont plus considérées sous le seul angle économique et l’on peut se procurer en 1937, le Guide du touriste en forêt d’Orléans. Les citadins se baignent en Loire à la plage de Saint-Denis-de-l’Hôtel. Il faudra attendre 1910 et Jean Brunhes pour voir un texte concluant au rôle dévastateur de l’Homme sur la nature et 1970 pour voir la première mise en place de politique environnementale. Une exposition instructive à ne pas manquer ! Jusqu’au 18 décembre, du lundi au vendredi, de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h aux archives départementales du Loiret.

Voir l'article complet