L'hippodrome d'Orléans à cheval sur l'Arena 0
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Publié le jeudi 22 avril 2010 par : Tribune

Catégories : société

 Alors que l’Arena se prépare fin 2013 sur l’île Arrault, l’hippodrome d’Orléans, qui draine plusieurs dizaines de milliers d’euros par an, se retrouve contraint au déménagement. La Ville prévoit sa reconstruction... ... Alors que l’Arena se prépare fin 2013 sur l’île Arrault, l’hippodrome d’Orléans, qui draine plusieurs dizaines de milliers d’euros par an, se retrouve contraint au déménagement. La Ville prévoit sa reconstruction... sous la forme d’un pôle équestre. Du haut de ses 115 ans, l’hippodrome d’Orléans fait office de vieille dame. Une illustre structure, minuscule au plan des champs de courses nationaux, mais appréciée localement malgré sa tribune décatie, qui risque d’être bousculée avec l’arrivée de l’Arena et de ses 10 000 places, portée par Serge Grouard, député-maire d’Orléans. Sachant que la fédération des courses évalue à 12 millions d’euros le coût de la reconstruction d’un hippodrome aux normes, la Ville imagine un grand «pôle équestre», dans un lieu encore indéterminé mais qui se situera dans un rayon de 20 kilomètres autour d’Orléans. Hippodrome familial, «de campagne» estime Martine Grivot, adjointe aux sports et à la vie associative à Orléans, il accueille entre 400 et 1500 personnes à chacune des 5 réunions annuelles. Dimanche 18 avril dernier, 506 entrées payantes ont ainsi été enregistrées. «On n’y vient pas avec un cigare et un grand chapeau», indique Martine Grivot, «mais plutôt pour le jeu et l’envie de passer un bon moment en famille». Le succès, bien que relatif, ne se dément pas et en termes de visiteurs, la fréquentation a même progressé de 10 à 15% sur un an, selon la société de courses. Les parieurs sont eux aussi toujours au rendez-vous : 70% d’amateurs et 30% de turfistes confirmés, qui misent au minimum 2€ par course (1). En 2009, l’hippodrome a généré 120 920€ de paris, gérés pour l’essentiel par le Pari mutuel hippodrome (PMH), sachant qu’un guichet PMU est ouvert par réunion au minimum. 103 917€ ont été collecté en 2008, 114 000€ en 2007 et depuis en 2010, la société Saso (groupe Carrus) comptabilise déjà 71 661€ sur les trois premières réunions, un résultat provisoire en léger recul par rapport à l’an dernier. «L’hippodrome d’Orléans a son rôle car il n’y a pas que des jockeys capables de courir à Auteuil ou à Vincennes, sur les grandes pistes parisiennes », résume Philippe Poisson, président de la société de courses d’Orléans, une association subventionnée depuis 1928 par la Ville (avec une interruption de 1940 à 1945), à hauteur de 3600€ par an, plus l’entretien des espaces verts. «Il permet de mettre en valeur de jeunes chevaux, à raison de 10 par course soit 100 par réunion, ou de très bons chevaux qui se sont arrêtés pendant une longue période. Les participants viennent en général de 200 à 300 kilomètres à la ronde.» Chargé de l’animation de l’hippodrome depuis 10 ans, Philippe Poisson planche actuellement sur l’avenir du lieu et devra remettre une proposition à la Ville, au plus tard à la rentrée de septembre. Martine Grivot indique d’ores et déjà vouloir «faire mieux et autre chose, car 12 millions pour 5 courses par an ça paraît cher !» Parmi les pistes évoquées : l’organisation de concours équestres, avec par exemple «du saut d’obstacles ou du dressage, comme aux Jeux Olympiques» et du tourisme équestre, avec notamment des promenades en forêt... «Vu la proximité avec la Sologne, on se dit qu’il y a des choses à faire, ce sont des pistes», insiste Martine Grivot qui entend bien se rapprocher «dans les mois à venir» des différents acteurs du tourisme du cheval. Et, notamment, de Pierre Defrance, dont les écuries se situent à Sandillon

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