L'équipementier Novintec investit dans la R&D pour surmonter la crise 0
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Publié le lundi 23 novembre 2009 par : Tribune

Catégories : économie

 Innover pour résister, tel est l’enjeu pour l’équipementier aéronautique high-tech Novintec (75 salariés, 7,8 millions de chiffre d’affaires en 2008). Fondée en 1972 à Paris avant de transférer son activité en...

Innover pour résister, tel est l’enjeu pour l’équipementier aéronautique high-tech Novintec (75 salariés, 7,8 millions de chiffre d’affaires en 2008). Fondée en 1972 à Paris avant de transférer son activité en 1996 à Sully-sur-Loire, la PME indépendante fonctionne sur un «actionnariat familial», explique Eric Henry-Biabaud, le directeur général. En 2007, Novintec a doublé la surface de ses locaux pour atteindre les 3500m2. Novintec dispose aujourd’hui de son propre bureau d’études pour concevoir et fabriquer des filtres, systèmes de filtration, composants de régulation et de surveillances des fluides (huile, carburant, gaz…) pour tous systèmes.

70% de l’activité de l’entreprise est réalisée dans les secteurs de l’aéronautique et le spatial : «nous vendons surtout aux avionneurs, Eurocopter (division d’EADS-Airbus) et l’Italien Agusta, ou à des groupes comme Safran ou Thalès», précise Eric Henry- Biabaud. Novintec se positionne aussi sur le nucléaire, l’armement, l’industrie de pointe et la compétition automobile : «en Formule 1 nous équipons toutes les écuries en circuits hydrauliques, filtres et clapets.» Au total, quelque 100 000 pièces sont produites par an. Novintec subit néanmoins la crise économique et prévoit une baisse de son chiffre d’affaires en 2009 : «nous sommes notamment impactés par le retrait d’une écurie comme Toyota en F1, qui était un gros client et plus généralement par les restrictions budgétaires dans la compétition automobile », témoigne Eric Henry-Biabaud. «Nous avons également une grosse incertitude pour l’an prochain car 40 à 50% de notre production est destinée au final à Airbus. Si les cadences de production sont réduites, nous serions forcément très dépendants.» Sans attendre, Novintec fait le choix d’innover et de répondre à des sollicitations techniques de plus en plus pointues de certains de ses clients. Entre 15 et 20% du chiffre d’affaires de la PME sont ainsi consacrés à la R&D. Ainsi, dans le cadre du dispositif CAP Recherche et Développement mis en place par la Région Centre, Novintec développe un actionneur hydraulique pour un budget global de développement du projet d’un peu plus d’un million d’euros, soutenu à hauteur de 400 000€ par la Région Centre. «C’est très important, le chiffre d’affaires généré par le projet sera de 2,5 millions par an pendant 15 ans», souligne Eric Henry-Biabaud. L’entreprise Novintec ambitionne également d’étendre sa couverture géographique et d’accroître la valeur ajoutée de ses produits : «Nous faisions des composants et aujourd’hui nous commençons à intégrer les fonctions, telles que la filtration et la surveillance, dans l’ensemble supérieur. Nous multiplions ainsi par 10 la valeur ajoutée de nos produits.» En clair, Novintec souhaite passer d’un rôle d’équipementier de second rang à celui de premier rang, auprès des avionneurs, motoristes et systémiers, en maîtrisant en interne la conception, le développement et l’intégration d’un produit complet. Novintec réalise actuellement 70% de son chiffre d’affaires en France, 30% à l’export, essentiellement en Europe mais aussi en Inde et en Israël.

La Région Centre, leader du sur-mesure industriel

Du 18 au 20 novembre 2009, la Région Centre occupe, avec 34 entreprises et organismes, l’un des cinq plus grands stands collectifs régionaux du MIDEST, salon mondial de la sous-traitance industrielle qui se tient au parc des expositions de Paris-Nord Villepinte. L’occasion pour la région, via l’agence régionale de développement économique CENTRECO-CENTREXPORT, d’affirmer son leadership national dans le domaine de la soustraitance industrielle. En effet, cette forte présence n’est pas le fait du hasard : la sous-traitance constitue l’une des forces de l’industrie régionale avec près de 1 000 entreprises et plus de 25 000 salariés. Elle offre aux donneurs d'ordre une grande diversité de moyens de production qui allie qualité et flexibilité avec des points forts dans les domaines de la mécanique, la tôlerie chaudronnerie, la plasturgie, la fonderie et l'électronique.


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