L'artisanat tient bon malgré la crise 0
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Publié le jeudi 11 mars 2010 par : Tribune

Catégories : économie

 Les entreprises artisanales dans le Loiret progresse de 0,6% sur un an mais les nouvelles immatri-culations connaissent un frein. En raison de la crise et, selon la profession, du statut d’auto-entrepreneur...       L’artisanat crée d... Les entreprises artisanales dans le Loiret progresse de 0,6% sur un an mais les nouvelles immatri-culations connaissent un frein. En raison de la crise et, selon la profession, du statut d’auto-entrepreneur... L’artisanat crée de l’emploi mais moins vite qu’avant. Et les artisans sont en colère ! Alors que les nouvelles immatriculations au répertoire des métiers connaissent une ascension constante depuis 10 ans, seules 622 créations ont été enregistrées en 2009, contre 975 en 2008, soit un recul de 36%. L’ennemi est clairement pointé du doigt : le statut d’autoentrepreneur, lancé au 1er janvier 2009 comme «une arme anticrise». «Il nous a brisé la bonne dynamique dans laquelle on se trouvait. On est en train de casser la plus importante entreprise de France, il va falloir trouver une solution», répète Gérard Morin, président de la Chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) du Loiret. Parallèlement, 50 dossiers ont été accompagnés pour des problèmes de trésorerie en 2009, c’est-à-dire le double par rapport à 2008. Le nombre d’entreprises artisanales, 8000 dans le Loiret pour 21 500 salariés, continuent néanmoins de progresser de +0,6% en 2009, grâce à un solde positif de 47 entreprises entre les immatriculations et les radiations, mais à un rythme inférieur à celui de 2008 (+2,16%) et à celui globalement connu depuis 2000 (+15,7%). Dans le même temps, 712 autoentrepreneurs se sont déclarés l’an dernier auprès de la CMA et de l’URSSAF. «Mais aucun n’en fait son activité principale !», assure Gérard Morin, «seuls 40% des autoentrepreneurs ont déclaré des revenus au jour d’aujourd’hui, en moyenne 750€ par mois... On devrait radier de leur régime d’auto-entreprise ceux qui n’ont pas déclaré de chiffre or le délai (ndlr : pendant lequel l’autoentrepreneur peut bénéficier du régime micro social de l’autoentreprise sans réaliser de chiffre d’affaires) a été porté de 12 à 36 mois civils. Et 90% n’ont pas d’assurance alors qu’ils se positionnent à 80% sur le bâtiment et les métiers à risque.» Les arguments sont rodés... Il en résulte une concurrence déloyale avec des prix de prestation «intenables» pour les artisans. Si aucun pare-feu n’est instauré, la CMA du Loiret s’attend à un nombre record de défaillances d’entreprises dans les prochains mois. «L’artisanat rentre dans la crise, les carnets de commandes sont à zéro, c’est la bérézina pour ceux qui travaillent seuls, on prend leurs chantiers à moitié prix...» Le secteur de l’artisanat, composé à 47% d’entreprises du bâtiment, à 29% de services, 16% de production et 8% d’alimentation, recherche toujours à pourvoir des postes d’ouvriers qualifiés. Sachant qu’en moyenne en région Centre, une entreprise artisanale emploie 4,5 salariés... Les secteurs qui recrutent ? L’alimentation, les charcutiers-traiteurs, les plombiers, les métiers de la mécanique. En revanche, les filières de la boulangerie-pâtisserie sont très chargées, comme la coiffure. «Le secteur des parcs et jardins est aussi sinistré», souligne Gérard Morin. Reste que de nouveaux métiers émergent, liés à l’environnement (construction bois, photovoltaïque, énergies renouvelables...). Et, bonne nouvelle, au vu des besoins, un BTS Accueil Hôtellerie sera lancé en 2011 par le CMA. Semaine de l’artisanat : portes ouvertes de l’ESFORMA et du Centre d’aide à la décision, 5 rue Charles Péguy à Orléans, samedi 13 mars de 9h à 13h et mercredi 17 mars, de 9h à 12h. et de 14h à 17h. www.semaine-nationale-artisanat.fr

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